mercredi 14 mai 2008

les elements de la vie conçus avec un but

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Il y a un esprit et un but derrière l'univers. Il y a des conseils de cette présence divine dans la façon dont les mathématiques abstraites peuvent pénétrer les secrets de l'univers, et qui suggère qu'un esprit rationnel ait créé le monde. La nature est accordée avec finesse pour permettre à la vie et à la conscience de se former.

John Polkinghorne, physicien anglais

Des éléments chimiques, l' "ossature" de laquelle proviennent nos mains, nos yeux, nos cheveux, nos organes ainsi que toutes les espèces vivantes (animale et végétale) -qui sont du reste notre source de nourriture- ont tous été créés pour incarner spécialement leur fonction.

Le physicien Robert E. D. Clark se réfère à cette conception supérieure des éléments qui constituent la base de la vie quand il dit : "Le créateur nous a donné un kit de pièces préfabriquées prêtes à l'utilisation."

Le plus important des ces éléments constitutifs de base est le carbone.

La conception et les caractéristiques du carbone

Dans les chapitres précédents, nous avons décrit le processus extraordinaire par lequel le carbone, l'élément qui occupe la sixième position dans la table périodique, a été créé aux cœurs des énormes étoiles appelées "géants rouges". Nous avons également vu que Fred Hoyle, en découvrant ce processus merveilleux, a souligné que "Les lois de la physique nucléaire ont été délibérément conçues quand il s'agit des conséquences qu'elles produisent à l'intérieur des étoiles."

Quand nous examinons le carbone d'une manière plus approfondie, nous pouvons voir que non seulement la formation physique de cet élément mais également ses propriétés chimiques ont été délibérément arrangées pour devenir ce qu'elles sont.

Le carbone pur se produit à l'état naturel sous deux formes : Le graphite et les diamants. De plus, le carbone se trouve mélangé au sein de composés dont le résultat peut produire plusieurs différents genres de substances. Une incroyable variété de matériaux organiques de la vie dont, entre autres, la cellule et l'écorce d'un arbre, la pupille d'un œil et la corne d'un cerf, le blanc d'œuf et le poison d'un serpent, se composent tous à partir de composés à base de carbone. Le carbone, combiné de différentes manières (quantité et agencements géométriques) avec de l'hydrogène, de l'oxygène et de l'azote, résulte en un vaste assortiment de matériaux aux propriétés fortement différentes.


Une des formes naturelles du carbone pur se nomme le graphite. Cet élément est capable de transformer une variété extraordinaire de substances différentes quand il se combine avec des atomes d'autres éléments. La structure principale du corps humain est le résultat de différentes liaisons chimiques dans lesquelles le carbone a pu entrer.

Certaines molécules de certains composés de carbone se composent de quelques atomes ; d'autres en contiennent des milliers ou même des millions. En outre, aucun autre élément n'est aussi versatile que le carbone pour la formation de molécules d'une telle longévité et stabilité. David Burnie en parle ainsi dans son livre Life :

Le carbone est un élément très peu commun. Sans la présence du carbone et de ses propriétés peu communes, il est peu probable qu'il y aurait vie sur Terre.

Le chimiste britannique Nevil Sidgwick écrivit le suivant concernant le carbone dans Chemical Elements and their Compounds :

Le carbone a un statut unique parmi les éléments en ce qui concerne son nombre et la variété de composés qu'il peut former. Plus d'un quart de millions ont déjà été isolés et décrits, mais ceci donne une idée très imparfaite de son pouvoir, puisqu'il est la base de toutes les formes de matière vivante.88

Pour des raisons physiques et chimiques, la vie ne peut être basée sur aucun autre élément que le carbone. A un certain moment, on a avancé l'hypothèse que le silicium, parmi tant d'autres, pourrait être à la base de la vie. Cependant, nous savons maintenant que cette conjecture est impossible. Citons Sidgwick à nouveau :

Maintenant, nous en savons assez pour être sûrs que l'idée d'un monde basé sur le silicium à la place du carbone est impossible...89

Liens Covalents


La structure du méthane : Quatre atomes d'hydrogène partagent un électron chacun avec un seul atome de carbone.

Les liaisons chimiques grâce auxquelles le carbone forme les composés organiques s'appellent "les liens covalents". On dit communément qu'il existe un lien covalent lorsque deux atomes partagent leurs électrons.

Les électrons d'un atome se trouvent dans des orbites spécifiques qui sont centrés sur le noyau. L'orbite la plus proche du noyau ne peut pas être occupée par plus de deux électrons. Dans l'orbite suivante, un maximum de huit électrons est possible. Dans la troisième orbite, il peut y avoir jusqu'à dix-huit électrons. Le nombre d'électrons continue à augmenter plus il existe d'orbites. Un aspect intéressant de cet arrangement est que les atomes semblent "vouloir" compléter le nombre d'électrons au sein de leurs orbites spécifiques. L'oxygène, par exemple, a six électrons dans sa deuxième (et extérieure) orbite. Ceci le rend "désireux" d'entrer dans des combinaisons avec d'autres atomes qui fourniront les deux électrons supplémentaires nécessaires pour augmenter ce nombre à huit. (La raison pour laquelle les atomes se comportent de cette manière est toujours sans réponse. Mais ce qu'ils font est bénéfique car sinon la vie serait impossible.)

Les liens covalents sont le résultat de cette tendance que les atomes ont à compléter leurs orbites spécifiques. Deux atomes ou plus peuvent souvent combler le déficit de leurs orbites en partageant des électrons entre eux. Un bon exemple est celui de la molécule d'eau (H2O), dont les éléments de base (deux atomes d'hydrogène et un atome d'oxygène) forment un lien covalent. Dans ce composé, l'oxygène complète le nombre d'électrons manquant de sa deuxième orbite (de 6 à 8) en partageant les deux électrons (un pour chacun) dans les orbites spécifiques des deux atomes d'hydrogène ; de la même manière, chaque atome d'hydrogène "emprunte" un électron à l'oxygène pour compléter ses propres orbites spécifiques.

Comme le carbone est propice à la formation de liens covalents avec d'autres atomes (y compris les atomes de carbone), il en résulte un grand nombre de différents composés. Un des composés les plus simples est le méthane : Un gaz banal qui est formé suite à la liaison covalente de quatre atomes d'hydrogène et d'un atome de carbone. Avec seulement six électrons, l'orbite spécifique externe du carbone a besoin de quatre électrons supplémentaires (au lieu de deux lorsqu'il s'agit de l'oxygène) pour atteindre huit.

Nous avons dit que le carbone était particulièrement versatile pour former des liens avec d'autres atomes et que cette versatilité rend possible un énorme nombre de différents composés. La classe des composés formée exclusivement à base de carbone et d'hydrogène s'appelle les "hydrocarbures". Cette grande famille de composés inclut le gaz naturel, le pétrole liquide, le kérosène et les huiles de graissage. Les hydrocarbures comme l'éthylène et le propylène sont l'ossature sur laquelle l'industrie pétrochimique moderne a été érigée. Les hydrocarbures comme le benzène, le toluène et la térébenthine sont bien connues de tous ceux qui utilisent de la peinture. La naphtaline qui protège nos vêtements contre les mites est un autre hydrocarbure. En ajoutant du chlore à leur composition, quelques hydrocarbures peuvent devenir des anesthésiques ; en ajoutant du fluor, nous obtenons du Fréon, un gaz très répandu dans la réfrigération.


L'huile de l'olive et le sucre brun : Tout ce que nous mangeons est composé de différents arrangements de l'hydrogène, de l'oxygène et du carbone.

Il existe une autre famille importante de composés dans lesquels le carbone, l'hydrogène et l'oxygène forment des liens covalents entre eux. Au sein de cette famille, nous trouvons des alcools comme l'éthanol, le propane, les cétones, les aldéhydes et les acides gras parmi tant d'autres. Un autre groupe de composés formés à base de carbone, d'hydrogène et d'oxygène sont les sucres, y compris le glucose et le fructose. La cellulose, qui compose le squelette du bois et qui sert de matière première pour le papier, est un hydrate de carbone. Le vinaigre en est aussi un. Le sont aussi la cire d'abeille et l'acide formique. Chacune de la panoplie incroyablement riche de substances et de matériaux qui est produite sur Terre n'est rien d'autre qu'un différent agencement de carbone, d'hydrogène et d'oxygène reliés par des liens covalents.

Lorsque le carbone, l'hydrogène, l'oxygène et le nitrogène forment de tels liens, il en résulte une classe des molécules qui constitue la base même de la structure de la vie : Les acides aminés qui sont à l'origine des protéines. Les nucléotides qui composent l'ADN sont également des molécules formées à base de carbone, d'hydrogène, d'oxygène et d'azote.

En bref, les liens covalents composés du carbone sont essentiels à l'existence de la vie. Si l'hydrogène, le carbone, l'azote et l'oxygène n'étaient pas aussi "désireux" de se partager des électrons entre eux, la vie serait impossible. La "substance" qui permet au carbone de former ces liens est une propriété que les chimistes appellent la "métastabilité" : Elle détient la caractéristique d'avoir seulement une légère marge de stabilité. Le biochimiste J. B. S. Haldane décrit ainsi la métastabilité :



L'EAU ET LE METHANE :DEUX EXEMPLES DIFFERENTS DES LIENS COVALENTS
Dans la molécule de l'eau (au-dessus), il y a un lien covalent entre les deux atomes d'hydrogène et l'atome d'oxygène. Dans la molécule du méthane au-dessous, quatre atomes d'hydrogène forment des liens covalents avec un seul atome du carbone.

Une molécule métastable est une molécule qui peut libérer de l'énergie libre par une transformation, mais qui est assez stable pour durer longtemps à moins qu'elle soit activée par la chaleur, le rayonnement, ou l'union par le biais d'un catalyseur.90

Cette définition technique veut simplement dire que le carbone a une structure unique, grâce à laquelle il est tout à fait facile pour lui de créer des liens covalents sous des conditions normales.

Mais c'est précisément ici que la situation commence à devenir intéressante, car le carbone n'est métastable qu'à l'intérieur d'une marge de température très étroite. En d'autres termes, les composés de carbone deviennent très instables dès que la température dépasse les 100°C.

C'est un fait si banal de nos vies quotidiennes, que nous pouvons souvent l'observer. Quand par exemple nous faisons cuire de la viande, nous changeons la structure de ses composés de carbone. Cependant, à ce stade, il nous faut souligner un point : La viande cuite est devenue complètement "morte" ; en d'autres mots, sa structure chimique est totalement différente que quand elle faisait partie d'un organisme vivant. En effet la plupart des composés de carbone "se dénaturent" à des températures supérieures à 100°C : La majorité des vitamines se désintègrent à cette température ; les sucres subissent également des changements structurels et détruisent une partie de leur valeur nutritive ; et à environ 150°C, les composés de carbone commenceront à brûler. En d'autres termes, si les atomes de carbone rentrent en des liens covalents avec d'autres atomes et si les composés résultants veulent rester stables, la température ambiante ne doit pas dépasser 100°C. D'autre part, la limite inférieure se situe autour de 0°C : Si la température descend au-dessous, la biochimie organique devient impossible.

Dans le cas d'autres composés, ce n'est généralement pas le cas. La plupart des composés inorganiques ne sont pas métastables ; en d'autres mots, leur stabilité n'est pas vraiment affectée par des changements de température. Pour s'en rendre compte, faisons une expérience. Collez un morceau de viande sur l'extrémité d'un long et mince morceau de métal comme le fer, et chauffez-les les deux ensemble au-dessus du feu. Aussi longtemps que la température augmentera, la viande s'obscurcira et brûlera bien avant le métal. La même chose serait vraie si vous substituiez la pierre ou le verre au métal. Il vous faudrait augmenter la température de plusieurs centaines de degrés avant que les structures de tels matériaux commencent à changer.


Les liens covalents : Les atomes sont fortement liés les uns aux autres

Les liens faibles : Un composé organique est maintenu dans une forme unique tridimensionnelle au moyen des liens (les lignes brisées) faibles (non-covalents)

Si vous faites bien attention, vous verrez que la température ambiante nécessaire aux composés de carbone à la fois pour former des liens covalents et pour rester stable est en fait l'intervalle de température qui règne sur notre planète. Comme nous l'avons déjà dit d'ailleurs, et ceci dans l'univers entier, la température ambiante peut varier de millions de degrés, des cœurs des étoiles jusqu'au zéro absolu (-273.15°C). Mais la Terre, ayant été créée pour que l'humanité puisse y vivre, possède l'intervalle de température ambiante essentielle à la formation des composés de carbone qui font parties des éléments constitutifs de la vie.

Mais ces étranges "coïncidences" ne s'arrêtent pas ici. Ce même intervalle de température est le seul dans lequel l'eau puisse rester liquide. Comme nous l'avons vu dans le chapitre précédent, l'eau liquide est l'une des conditions fondamentales à la vie et, afin de rester liquide, elle a besoin précisément des mêmes températures que les composés de carbone. Il n'existe aucune "loi" naturelle ou physique expliquant cet état de fait, ce qui prouve que les propriétés physiques de l'eau et du carbone et les conditions de la planète Terre ont été créées afin d'être en harmonie.

Liens faibles

Les liens covalents ne sont pas les seuls types de liaison chimique qui gardent stables les composés de la vie. Il existe une autre catégorie de liens, connue sous le nom de "liens faibles".

Ces liens sont environ vingt fois plus faibles que les liens covalents, d'où leur nom ; mais ils ne sont pas moins cruciaux aux processus de la chimie organique. C'est grâce à cette liaison faible que les protéines qui constituent les éléments de base des espèces vivantes peuvent remettre à jour leur structures tridimensionnelles complexes et vitales pour la vie. Pour expliquer ceci, nous devons parler brièvement de la structure des protéines. Les protéines sont habituellement expliquées comme étant une "chaîne" d'acides aminés. Bien que cette métaphore soit relativement correcte, elle est cependant incomplète. Elle est incomplète car pour la plupart des personnes, une "chaîne des acides aminés" représente quelque chose comme un collier de perles alors que les acides aminés qui composent les protéines ont en fait une structure tridimensionnelle ressemblant davantage à un arbre aux branches feuillues.

Les liens covalents sont ce qui tiennent les atomes des acides aminés ensemble. Les liens covalents faibles sont ce qui remettent à jour la structure tridimensionnelle essentielle de ces acides. Aucune protéine ne pourrait exister sans ces liens faibles. Et il est évident que sans protéines la vie ne pourrait pas exister.

Ce qui est plus intéressant est que la température ambiante à laquelle les liens faibles peuvent exécuter leur fonction est identique à celle qui règne sur la Terre. Ceci est d'autant plus étrange car les natures physiques et chimiques des liens covalents versus les liens faibles sont entièrement différentes et sont indépendantes les unes des autres. En d'autres termes, il n'existe aucune raison intrinsèque à ce qu'elles exigent toutes deux la même température ambiante. Malgré cela, les deux types de liens peuvent être formés et rester stables seulement dans cet intervalle de température ambiante. Si ce n'était pas le cas -si les liens covalents exigeaient un intervalle de température très différent de celui des liens faibles- il serait alors impossible de construire les structures complexes tridimensionnelles des protéines.

Tout ce que nous avons vu au sujet des propriétés chimiques extraordinaires de l'atome de carbone prouve qu'il existe une grande harmonie entre cet élément, l'eau, qui constituent tous deux des éléments de base fondamentaux de la vie, et la terre, qui constitue l'abri pour cette vie. Dans Nature's Destiny, Michael Denton souligne ce phénomène :

De tout l'énorme intervalle de températures du cosmos, il existe seulement une minuscule bande de température dans laquelle nous trouvons (1) l'eau liquide, (2) une incroyable plénitude de composés organiques métastables, et (3) les liens faibles pour stabiliser les formes en trois dimensions des molécules complexes.91

Parmi tous les corps céléstes qui ont été observés, cette "minuscule bande de température" existe seulement sur la Terre. D'ailleurs, c'est seulement sur la Terre que les deux éléments fondamentaux pour la vie -le carbone et l'eau- existent en de telles quantités.

Tout cela indique que l'atome de carbone et ses propriétés extraordinaires ont été particulièrement bien conçus pour la vie et que notre planète a été particulièrement bien créée pour avoir la fonction de maison pour abriter les formes de vie à base de carbone.

La conception et les caractéristiques de l'oxygène

Nous avons vu pour quelle raison le carbone est l'élément constitutif le plus important de la matière organique et également comment il fut particulièrement bien conçu pour remplir sa fonction. L'existence même de toute forme de vie à base de carbone est cependant dépendante d'un deuxième impératif : L'énergie. L'énergie est une condition indispensable pour la vie.

Les plantes vertes obtiennent leur énergie du Soleil par le biais de la photosynthèse. Pour les autres espèces vivantes sur Terre -nous inclus- la seule source d'énergie provient de "l'oxydation", un processus qui est synonyme de "brûler". Le fait de "brûler" la nourriture provenant des plantes et des animaux crée l'énergie nécessaire aux organismes respirant de l'oxygène. Comme vous pouvez le deviner du terme "oxydation", cette action de brûler est une réaction chimique pendant laquelle les substances sont oxydées - soit qu'elles sont combinées avec de l'oxygène. C'est pourquoi l'oxygène, comme le carbone et l'hydrogène, est également d'une importance vitale. Une formule générale de l'oxydation (brûlement) ressemble à la formule ci-dessous :

Composé de carbone + oxygène > eau + dioxyde de carbone + énergie

Quand les composés de carbone et d'oxygène se combinent (sous des conditions naturelles bien sûr), une réaction produisant de l'eau et du dioxyde de carbone et qui libère une quantité d'énergie considérable a lieu. Cette réaction est plus fréquente au sein des hydrocarbures (composés d'hydrogène et de carbone). Le glucose (un sucre et également un hydrocarbure) est l'élément qui est constamment oxydé afin de maintenir un certain niveau d'énergie dans votre corps.

Les éléments d'hydrogène et de carbone qui composent les hydrocarbures sont les plus appropriés pour que l'oxydation ait lieu. Parmi tous les autres atomes, l'hydrogène se combine le plus aisément avec l'oxygène et libère la plus d'énergie dans le processus. Il n'existe du reste aucun meilleur carburant que l'hydrogène pour libérer l'énergie contenue dans l'oxygène. Le carbone est le troisième meilleur carburant, juste après l'hydrogène et le bore. Dans The Fitness of the Environment, Lauwrence Henderson présente ses observations sur cette perfection physique extraordinaire :

Les changements chimiques qui pour tant d'autres raisons semblent être les mieux adaptés pour devenir les processus de la physiologie, sont ceux qui peuvent détourner de la meilleure façon la plus grande quantité d'énergie dans le cours de la vie.92

La conception et les caractéristiques du feu (ou pourquoi vous ne vous enflammez pas)

Comme nous l'avons déjà vu, la réaction fondamentale qui libère l'énergie nécessaire pour la survie des organismes respirant l'oxygène est l'oxydation des hydrocarbures. Mais, ce fait simple soulève une question préoccupante : Si nos corps sont composés essentiellement d'hydrocarbures, pourquoi ne sont-ils pas également oxydés ? Autrement dit, pourquoi ne brûlons-nous pas comme une simple allumette ?

Nos corps sont constamment en contact avec l'oxygène contenu dans l'air mais ils ne s'oxydent pas ; en d'autres mots, ils ne s'allument pas. Mais pourquoi donc ?

La raison de ce paradoxe est que sous des conditions de température et de pression normales, la forme moléculaire (O2) de l'oxygène comporte un degré substantiel d'inertie ou de "noblesse". (Dans le sens utilisé par les chimistes, la "noblesse" est l'hésitation (ou l'incapacité) d'une substance à entrer en réaction chimique avec d'autres substances.) Ceci cependant soulève d'autres questions : Si l'oxygène moléculaire est bel et bien "noble", comment se fait-il que cette même molécule soit créée de façon à pouvoir entrer dans des réactions chimiques à l'intérieur de nos corps ?

La réponse à cette question, qui rendit perplexes les chimistes au milieu du 19ème siècle, ne fut pas trouvée avant la deuxième moitié du 20ème siècle. Après la deuxième guerre mondiale, les chercheurs de biochimie ont découvert l'existence d'enzymes dans le corps humain dont l'unique fonction est de forcer l'O2 contenu dans l'atmosphère à entrer en réaction chimique. Suite à une série d'étapes extrêmement complexes, ces enzymes utilisent les atomes de fer et de cuivre contenus dans nos corps comme catalyseurs. Un catalyseur est une substance qui lance une réaction chimique et qui lui permet de procéder sous des conditions (comme à température plus basse etc.) qui seraient autrement possibles.93

En d'autres termes, nous avons ici une situation très intéressante : L'oxygène est l'élément qui permet l'oxydation et la combustion, et est donc le potentiel "brûleur" de notre corps. Pour empêcher ceci, la forme moléculaire (O2) de l'oxygène qui existe dans l'atmosphère a été rendue "noble" chimiquement. Soit qu'elle n'entre pas facilement en réactions. Mais, d'un autre côté, nos corps dépendent pour leur besoin en énergie de la propriété d'oxydation de l'oxygène. C'est donc pour cette raison que nos cellules ont été équipées d'un système d'enzymes extrêmement complexe qui rend ce gaz noble très actif.

A ce stade, nous devrions également préciser que ce système d'enzymes est le parfait exemple de cette merveilleuse conception que la théorie de l'évolution prétend être le résultat de pures coïncidences.94

Il existe encore une autre précaution qui a été prise pour empêcher que notre corps s'enflamme soudainement : Celle-ci est ce que le chimiste britannique Nevil Sidgwick appelle "l'inertie caractéristique du carbone".95 Cela signifie simplement que l'atome de carbone n'entre pas facilement en réaction avec de l'oxygène sous des conditions de pression et de température normales. Cette caractéristique, exprimée en langage chimique, peut nous paraître des plus compliquées alors que ce phénomène est en fait souvent observé dans notre vie quotidienne. La difficulté d'allumer du bois ou du charbon pendant un jour d'hiver est en réalité cette "noblesse caractéristique" du carbone. Afin que le feu puisse brûler, il vous faut tenir compte de plusieurs préliminaires (allumeur, démarreur, etc.) pour que la température du carburant augmente à un degré très élevé. Mais une fois que le carburant commence à brûler, le carbone qu'il contient entre rapidement en réaction avec l'oxygène et une grande quantité d'énergie est ainsi libérée. C'est pourquoi il est si difficile d'obtenir du feu à l'aide d'une autre source de chaleur. Mais, après la combustion, une quantité telle de chaleur se dégage qu'elle peut facilement se propager à d'autres composés de carbone qui se trouvent aux alentours.

En examinant cette matière plus soigneusement, nous remarquerons que le feu même est conçu d'une manière très intéressante. Les propriétés chimiques de l'oxygène et du carbone ont été arrangées de telle sorte à ce que ces deux éléments n'entrent ensemble en réaction (combustion) que lorsqu'une grande quantité de chaleur est déjà présente. Ceci est bien car si cela n'était pas le cas, la vie sur cette planète serait très désagréable, voire complètement impossible. Si l'oxygène et le carbone étaient juste un peu plus disposés à réagir entre eux, la combustion spontanée des personnes, des arbres et des animaux deviendrait un événement banal à chaque fois que la température augmenterait un peu. Quelqu'un qui marcherait dans un désert, par exemple, pourrait soudainement prendre feu à midi, quand la température est à son degré le plus élevé ; de plus, les plantes et les animaux seraient exposés au même risque. Dans un tel monde, il serait difficile de parler de vie.

D'autre part, si le carbone et l'oxygène étaient légèrement plus nobles (c'est-à-dire, légèrement moins réactifs) qu'ils ne le sont, il serait beaucoup plus difficile voire impossible d'allumer un feu dans ce monde. Et sans feu, nous ne pourrions pas nous réchauffer. Il est de plus tout à fait probable que sans chaleur, il n'y aurait jamais eu de progrès technologique sur notre planète, car ces progrès dépendent largement de notre capacité à pouvoir travailler des matériaux tels que le métal. Et sans la chaleur du feu, le purifier et le travailler est presque totalement impossible. Tout ceci démontre que les propriétés chimiques du carbone et de l'oxygène ont été arrangées afin d'être le mieux adaptées aux besoins de l'humanité. A ce sujet, Michael Denton déclara :

Cette étrange non-réactivité du carbone et des atomes d'oxygène aux températures ambiantes, combinée avec les énergies inhérentes énormes qui se dégagent suite à leur combinaison, a une grande importance pour la vie terrestre. C'est cette étrange combinaison de carbone et d'oxygène qui assure aux êtres vivants complexes de l'énergie d'une manière contrôlée et régulière et aussi, qui rend l'utilisation du feu et des énergies massives de la combustion possible pour l'humanité.96

Autrement dit, le carbone et l'oxygène sont tous les deux créés de façon à être le mieux adapté à la vie humaine. Les propriétés de ces deux éléments nous permettent d'allumer un feu et de nous servir du feu de la manière la plus commode possible. En outre, le monde comporte de nombreuses sources de carbone (telles que le bois des arbres) qui sont adaptées pour la combustion. Tout cela est une indication qui montre que le feu et les matériaux qui lui sont nécessaires ont été créés de la façon la plus adaptée à la vie humaine. Dans le Coran, nous pouvons lire :

C'est Lui qui, de l'arbre vert, a fait pour vous du feu, duquel vous allumez (vos foyers). (Sourate Ya-sîn : 80)

La solubilité idéale de l'oxygène

L'utilisation de l'oxygène par le corps est fortement dépendante de sa capacité à se dissoudre dans l'eau. L'oxygène qui entre dans nos poumons quand nous respirons se dissout immédiatement dans le sang. La protéine appelée hémoglobine capture ces molécules d'oxygène et les transporte aux autres cellules du corps où, grâce au système d'enzymes spécial décrit ci-dessus, l'oxygène est employé pour oxyder les composés de carbone appelés ATP afin qu'ils libèrent leur énergie.

Tous les organismes vivants complexes dérivent leur énergie de cette façon. Cependant, la réalisation de ce système dépend en particulier de la solubilité de l'oxygène. Si l'oxygène n'était pas suffisamment soluble, celui qui entrerait au sein de la circulation sanguine ne le serait pas suffisant et les cellules ne pourraient pas produire l'énergie dont elles ont besoin ; si, d'autre part, l'oxygène était trop soluble, il y aurait un excès d'oxygène dans le sang qui aurait pour résultat une situation connue sous le nom de toxicité de l'oxygène.

La différence de solubilité dans l'eau des différents gaz varie d'un facteur d'un million. En d'autres termes, le gaz le plus soluble est un million de fois plus soluble dans l'eau que l'est le gaz le moins soluble. De plus, aucun gaz ne comporte la même solubilité. Par exemple, le dioxyde de carbone est environ vingt fois plus soluble dans l'eau que l'est l'oxygène. Parmi tous les différents degrés de solubilités potentielles, l'oxygène détient celui qui est le plus propice pour la vie humaine.

Que se produirait-il si la capacité de solubilité dans l'eau de l'oxygène était différente : Un peu plus ou un peu moins ? Jetons un coup d'œil à la première situation. Si l'oxygène était moins soluble dans l'eau (ainsi que dans le sang), moins d'oxygène entrerait dans la circulation sanguine et les cellules de corps seraient en manque d'oxygène. Ceci rendrait la vie beaucoup plus difficile pour des organismes métaboliquement actifs tels que les êtres humains. Même si vous essayez de respirer le plus possible, vous seriez constamment confrontés au danger de suffocation créé par le manque d'oxygène atteignant vos cellules. Si, par contre, le degré de solubilité de l'oxygène dans l'eau était plus élevé, vous seriez constamment confrontés à la menace de toxicité de l'oxygène, mentionnée brièvement ci-dessus. L'oxygène est en fait une substance plutôt dangereuse : Si un organisme en ingurgite trop, cela peut être mortel. Une partie de l'oxygène contenu dans le sang entre en réaction chimique avec l'eau contenue dans le sang. Si la quantité d'oxygène dissous est trop élevée, il en résulte une production de sous-produits fortement réactifs et préjudiciables. L'une des fonctions du système complexe des enzymes du sang est d'empêcher ceci de se produire. Mais, si la quantité d'oxygène dissous devient trop importante, les enzymes ne peuvent pas faire leur travail. Dans un tel cas, chaque respiration supplémentaire nous empoisonnerait un peu plus et nous mènerait rapidement à la mort. Le chimiste Irwin Fridovich présente ses observations sur cette question :

Tous les organismes qui respirent sont pris dans un piège cruel. L'oxygène qui leur permet de vivre est toxique pour eux et ils ne peuvent survivre que grâce à certains mécanismes de défense très élaborés.97

Ce qui nous empêche d'être empoisonné par un surplus d'oxygène ou de suffoquer dû à une insuffisance est la solubilité de l'oxygène et le système enzymatique complexe du corps. Tous deux ont été soigneusement conçus et créés pour avoir la fonction qu'ils détiennent actuellement. Plus clairement, Allah a créé non seulement l'air que nous respirons mais également les systèmes qui permettent d'utiliser cet air en harmonie parfaite.

Les autres éléments

Le carbone et l'oxygène ne sont évidemment pas les seuls éléments qui ont été délibérément conçus pour rendre la vie possible. Les éléments comme l'hydrogène et l'azote, qui composent une grande partie des corps des espèces vivantes, possèdent également les attributs rendant la vie possible. En fait, tous les éléments qui se trouvent dans le tableau périodique des éléments sont dotés, d'une certaine manière, de fonctions particulières pour entretenir la vie.

Le tableau périodique des éléments comporte quatre-vingt-douze éléments qui s'étendent de l'hydrogène (le plus léger) à l'uranium (le plus lourd). (Il y a naturellement d'autres éléments au-delà de l'uranium, mais ceux-ci n'ont pas été produits d'une manière naturelle mais artificiellement dans des laboratoires. Aucun d'entre eux n'est stable.) Parmi ces quatre-vingt-douze éléments, vingt-cinq sont essentiels pour la vie et, parmi ceux-ci, les onze premiers, soit l'hydrogène, le carbone, l'oxygène, l'azote, le sodium, le magnésium, le phosphore, le soufre, le chlore, le potassium et le calcium, composent à peu près 99% du poids corporel de presque toutes les espèces vivantes. Les quatorze éléments restants, soit le vanadium, le chrome, le manganèse, le fer, le cobalt, le nickel, le cuivre, le zinc, le molybdène, le bore, le silicium, le sélénium, le fluor et l'iode, ne sont présents dans la matière organique qu'en très petites quantités mais ont également des fonctions extrêmement importantes. Trois autres éléments, soit l'arsenic, l'étain et le tungstène, se trouvent également dans les espèces vivantes mais leurs fonctions ne sont pas complètement comprises. Finalement, nous savons que trois autres éléments encore, soit le brome, le strontium et le baryum, sont présents dans la plupart des organismes mais nous ignorons totalement leurs fonctions.98

Ce large éventail contient les atomes de différentes séries du tableau périodique, dont les éléments sont groupés selon les attributs de leurs atomes. Ceci indique que tous les groupes d'éléments du tableau périodique sont, d'une manière ou d'une autre, nécessaires pour la vie. Dans The Biological Chemistry of the Elements, J. J. R Frausto da Silva et R. J. P Williams s'expriment ainsi :

Les éléments biologiques semblent avoir été choisis de pratiquement tous les groupes et sous-groupes du tableau périodique... et ceci signifie que pratiquement toutes les sortes de propriétés chimiques sont associées aux processus de la vie dans les limites imposées par les contraintes environnementales.99

Même les éléments lourds et radioactifs qui se situent à la fin du tableau périodique ont été mis au service de la vie humaine. Dans Nature's Destiny, Michael Denton décrit en détail le rôle essentiel que jouent ces éléments radioactifs, tels que l'uranium, dans la formation de la structure géologique de la Terre. La radioactivité naturelle est étroitement associée au fait que le noyau de la Terre puisse retenir sa chaleur. Cette chaleur est ce qui permet au noyau, composé de fer et de nickel, de rester liquide. Ce noyau liquide est la source du champ magnétique de la Terre qui aide, comme nous l'avons vu ailleurs, à protéger la planète des particules et des rayonnements dangereux de l'espace tout en exécutant également d'autres fonctions. Même les gaz inertes et les éléments tels que les métaux qui sont rares sur Terre, qui paraissent inutiles pour la vie, sont des étapes nécessaires pour s'assurer que la variété des éléments naturels puisse s'étendre jusqu'à l'uranium.100

En bref, il est certain que tous les éléments dont nous connaissons l'existence ont une fonction spécifique pour la vie humaine. Aucun d'entre eux n'est superflu ou sans but. Cette situation prouve à nouveau que l'univers a été créé pour l'humanité par Allah.

Conclusion

Chaque propriété physique et chimique de l'univers que nous avons examiné s'avère être ce dont la Terre a besoin pour exister. Mais, dans ce livre, nous avons seulement "gratté" la surface de cette preuve accablante. Cependant, même si vous fouillez plus en détail ou si vous élargissez votre recherche, cette observation générale demeurera toujours vraie : dans chaque détail de l'univers, il y a un but qui sert la vie humaine et ces détails sont parfaitement conçus, équilibrés et harmonisés pour réaliser ce but.

Ceci est assurément la preuve indéniable de l'existence d'un créateur supérieur qui a permis à l'univers de parvenir à cette fin. Dans n'importe quelle propriété de la matière que nous puissions examiner, nous trouvons la connaissance, la sagesse, et la puissance infinies d'Allah, Celui qui l'a créée du néant. Chaque chose est soumise à Sa volonté et c'est pourquoi toute chose est en harmonie parfaite.

C'est la conclusion que la science du 20ème siècle a finalement atteinte. Pourtant, ce n'est que la reconnaissance d'un fait qui a été énoncé à l'humanité dans le Coran plus de quatorze siècles auparavant : Allah a créé chaque détail de l'univers pour indiquer la perfection de Sa propre création :

Exalté soit (Allah) Celui dans la Main de qui est la royauté, et Il est Omnipotent. Celui qui a créé la mort et la vie afin de vous éprouver (et de savoir) qui de vous est le meilleur en œuvre, et c'est Lui le tout Puissant, le Pardonneur. Celui qui a créé sept cieux superposés sans que tu voies de disproportion en la création du Tout Miséricordieux. Ramène (sur elle) le regard. Y vois-tu une brèche quelconque ? Puis, retourne ton regard par deux fois : le regard te reviendra humilié et frustré. (Sourate Al-Moulk : 1-4)

la conception et les caracteristiques de l'eau

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Cela, comme la plupart des arguments des athées, provient d'une ignorance profonde de la Philosophie Naturelle, car s'il n'y avait que la moitié des mers qui existent sur terre, il n'y aurait également que la moitié de la quantité de vapeur et, par conséquent, que la moitié des fleuves existants pour alimenter toutes les terres sèches, que la moitié de la quantité de vapeur qui s'évapore dans l'air, ainsi que seulement la moitié de la chaleur qui la soulève. Le Sage Créateur a donc si prudemment ordonné cela, que les mers sont assez grandes pour fournir une quantité de vapeur suffisante pour toute la Terre.

John Ray, naturaliste britannique du 18ème siècle

La majeure partie de notre planète est couverte d'eau. Les océans et les mers composent les trois quarts de la surface de la Terre tandis que la Terre elle-même contient d'innombrables fleuves et lacs. La neige et la glace sur les sommets des hautes montagnes sont de l'eau sous forme gelée. Une partie substantielle de l'eau de la Terre est dans les cieux. Chaque nuage contient des milliers - parfois des millions - de tonnes d'eau sous forme de vapeur. De temps en temps, une partie de cette vapeur d'eau se transforme en gouttes liquides et tombe sur terre : en d'autres termes, il pleut. Même l'air que vous respirez en ce moment contient une certaine quantité de vapeur d'eau.

En bref, peu importe l'endroit dans lequel vous vous trouvez sur terre, de l'eau sera toujours à proximité de vous. Effectivement, même la pièce dans laquelle vous êtes assis en ce moment contient probablement quarante à cinquante litres d'eau. Jetez un coup d'œil autour de vous. N'arrivez-vous pas à en trouver la source ? Regardez encore, cette fois-ci plus soigneusement, en soulevant vos yeux de ce livre et en regardant vos mains, vos bras, vos jambes et votre corps. La masse de 40-50 litres d'eau : C'est vous !

C'est vous car à peu près 70% du corps humain est constitué d'eau. Vos cellules contiennent plusieurs substances mais rien en aussi grande quantité et importance que l'eau. La plus grande partie du sang qui circule en vous est sans aucun doute de l'eau. Ceci n'est pas seulement valable pour les hommes : La majeure partie du corps des êtres vivants est composée d'eau. Sans eau semble-t-il, la vie est impossible.

L'eau est une substance qui a été spécialement conçue pour constituer la base de la vie. Chacune de ses propriétés physiques et chimiques a été spécialement créée pour permettre à la vie d'émerger.

La conformité de l'eau

Le biochimiste A. E. Needham, dans son livre The Uniqueness of Biological Materials, souligne à quel point tout liquide est essentiel à la formation de la vie. Si les lois de l'univers avaient permis à seuls des solides ou à des gaz d'exister, la vie n'aurait jamais existé. La raison principale est que les atomes des solides sont statiques et très serrés les uns contre les autres et ne permettent pas les processus moléculaires dynamiques nécessaires à la formation de la vie. Au sein des gaz, d'autre part, les atomes se déplacent librement et de façon chaotique : Il serait impossible pour les mécanismes complexes des formes vivantes de fonctionner au sein d'une telle structure.

En bref, l'existence d'un environnement liquide est essentielle pour qu'aient lieu les processus nécessaires à la vie. Le liquide le plus adéquat de tous ou plutôt, le seul liquide adéquat pour permettre l'émergence de la vie, est l'eau.

L'eau possède des propriétés qui conviennent parfaitement à la vie. Ceci a d'ailleurs attiré l'attention des scientifiques il y a bien longtemps. La première étude entreprise à ce sujet en détail est un livre édité en 1832 par le naturaliste anglais William Whewell : Astronomy and General Physics Considered with Reference to Natural Theology. Whewell étudia les propriétés thermiques de l'eau et souligna que certaines d'entre elles semblaient violer les règles de la loi de la nature reconnues alors. La conclusion qu'il en a tirée est que ces incohérences doivent être considérées comme étant des preuves irréffutables que l'eau ait été créée dans le seul but de permettre à la vie d'émerger.

L'analyse la plus complète de cette conformité de l'eau à la vie a été faite par Lawrence Henderson, un professeur dans le Département de Biochimie de l'Université d'Harvard, un siècle environ après que le livre de Whewell a été publié. Henderson, dans son livre The Fitness of the Environment, reconnu plus tard par certains comme étant "le plus important travail scientifique du premier tiers du 20ème siècle", tire la conclusion suivante au sujet de l'environnement naturel du monde :

La perfection... [de ces composés constitue] une série de maximums - propriétés uniques ou quasi-uniques de l'eau, de dioxyde de carbone, de composants de carbone, d'hydrogène, d'oxygène et de l'océan - si nombreux, si divers, si complets parmi tant d'autres choses qui sont concernées par le problème, que ces maximums forment certainement ensemble la plus grande perfection possible.77

Les extraordinaires propriétés thermiques de l'eau

Un des sujets traités dans le livre d'Henderson porte sur les propriétés thermiques de l'eau. Henderson mentionne que l'eau revêt cinq aspects distincts dans lesquels ses propriétés thermiques sont inhabituelles.

1) Tous les solides connus diminuent de taille lorsqu'ils se refroidissent. Cela est également valable pour tous les liquides connus : Quand leur température baisse, ils perdent du volume ; lorsque le volume diminue, la densité augmente et les parties plus froides du liquide deviennent par conséquent plus lourdes. C'est pourquoi les formes solides des substances pèsent plus lourd (en volume) en comparaison de leurs formes liquides. Pourtant, il existe dans le cas de l'eau une exception à cette règle. Tout comme les autres liquides, l'eau se rétrécit en volume lorsqu'elle se refroidit, mais cela seulement jusqu'à une certaine température (4°C). Cependant, à la différence de tout autre liquide connu, elle commence ensuite soudainement à se dilater et, quand finalement elle se solidifie (se gèle), elle se dilate encore plus. Par conséquent, "l'eau solide" est plus légère que "l'eau liquide". Selon les lois ordinaires de la physique, l'eau solide, c'est-à-dire la glace, devrait être plus lourde que l'eau liquide et couler au fond lorsqu'elle se solidifie : Au lieu de cela, elle flotte.

2) Quand la glace fond ou quand l'eau se vaporise, elle absorbe la chaleur de son environnement. Lors du processus inverse, (c'est-à-dire quand l'eau gèle ou quand la vapeur prend la forme d'un précipitant), cette chaleur est libérée. En physique, le terme de "chaleur latente" est employé pour décrire ce fait.78 Tous les liquides ont une certaine chaleur latente mais celle de l'eau est parmi les plus connues. A des températures "normales", le seul liquide dont la chaleur latente pendant la congélation est supérieure à celle de l'eau est l'ammoniaque. Par contre, en termes de propriétés de chaleur latente pendant la vaporisation, aucun liquide ne peut rivaliser avec l'eau.

3) La "capacité thermique" de l'eau, c'est-à-dire la quantité de chaleur nécessaire pour augmenter d'1 degré la température de l'eau, est supérieure à celle de la majorité des autres liquides.

4) La conductivité thermique de l'eau, soit sa capacité de conduire la chaleur, est au moins quatre fois plus grande que celle de n'importe quel autre liquide.

5) La conductivité thermique de la glace et de la neige est par ailleurs faible.

Maintenant, vous vous demandez probablement quelle est l'importance de ces cinq propriétés physiques d'ordre plutôt technique. La signification de chacune d'entre elles est énorme car la vie en général, et notre propre vie en particulier, ne sont possibles dans ce monde que parce que ces cinq propriétés co-existent.

Examinons-les maintenant une à une.

L'effet de congélation "du haut vers le bas"

Les liquides se gèlent de bas en haut ; seule l'eau se gèle de haut en bas. Ceci est la première propriété inhabituelle de l'eau mentionnée ci-dessus et est crucial pour l'existence même de l'eau sur la surface de la Terre. En effet, si la glace ne flottait pas, la plupart de l'eau de notre planète serait enfermée dans la glace et la vie serait dès lors impossible dans les mers, les lacs, les étangs et les fleuves.


la différence des autres liquides, l'eau se dilate quand elle se gèle. En raison de cela, la glace flotte sur l'eau.

Examinons cela en détail pour en comprendre les raisons. Il existe beaucoup d'endroits dans le monde où la température, en hiver, tombe considérablement au-dessous de 0°C. Naturellement, un tel froid affecte l'eau des mers, des lacs, etc. Ces masses d'eaux se refroidissent de plus en plus et commencent à se geler en parties. Si la glace ne se comportait pas de cette façon (en d'autres termes, si elle ne flottait pas), elle coulerait au fond alors que les parties plus chaudes de l'eau remonteraient à la surface et seraient exposées à l'air. Mais, comme la température de cet air est de toute manière inférieure à zéro, ces parties plus chaudes se gèleraient aussi et couleraient au fond. Ce processus continuerait ainsi jusqu'à ce qu'il n'y ait plus du tout d'eau liquide. Cependant, ce n'est pas le cas. Voici ce qui se passe réellement : Quand elle se refroidit, l'eau s'alourdit jusqu'à ce qu'elle atteigne 4°C où tout le processus change radicalement. A cette température, l'eau commence à se dilater et s'allège car la température diminue. Par conséquent, l'eau à 4°C reste au fond, l'eau à 3°C se maintient légèrement au-dessus, l'eau à 2°C encore un peu plus au-dessus et ainsi de suite. Seule l'eau en surface atteint 0°C et gèle. Mais c'est uniquement la surface de l'eau qui est gelée : La couche d'eau à 4°C qui se trouve sous la glace demeure liquide et est suffisante pour que les créatures et les plantes sous-marines continuent à vivre.

(A ce stade, il est important de souligner que la cinquième propriété de l'eau - la faible conductivité thermique de la glace et de la neige - est cruciale dans ce processus. Comme la glace et la neige sont de mauvaises conductrices de chaleur, leurs couches respectives empêchent la chaleur qui se trouve sous elles dans l'eau de s'échapper dans l'atmosphère. A cause de cela, même si la température de l'air tombe à -50°C, la couche de glace marine ne connaîtra jamais une épaisseur de plus d'un mètre ou deux mais comportera, par contre, de nombreuses fissures. De cette manière, les créatures qui vivent dans les régions polaires tels que les phoques et les pingouins peuvent en profiter pour atteindre l'eau sous la glace).

Il est utile de rappeler aux lecteurs ce qui se produirait si l'eau ne se comportait pas de telle sorte mais se comportait comme les autres liquides. Supposons que l'eau, comme tous les autres liquides, continue à devenir plus dense suite à la baisse de la température et que la glace coule au fond. Que se passerait-il alors?


Comme l'eau se gèle à partir d'en haut, les océans dans le monde restent liquides malgré les couches de glace présentes sur la surface. Si l'eau n'avait pas cette propriété "extraordinaire", presque toutes les eaux du monde seraient bloquées par la glace et il n'existerait aucune vie dans la mer.

Dans ce cas-là, le processus de congélation dans les océans et dans les mers se produirait de bas en haut car il n'existerait aucune couche de glace sur la surface pour empêcher la chaleur restante de s'échapper. En d'autres termes, la plupart des lacs, des mers et des océans sur terre gèleraient et ne comporteraient qu'une couche d'eau de quelques mètres de profondeur en surface. Même si la température de l'air augmentait, la glace qui se trouverait en bas ne fondrait jamais complètement. Dans de telles mers, aucun être vivant ne pourrait exister et, dans un système écologique composé de mers mortes, la vie sur terre serait également impossible. En d'autres termes, si l'eau ne se comportait pas de cette façon "inhabituelle" et réagissait autrement, notre planète serait sans vie.

Pourquoi l'eau n'agit-elle pas normalement ? Pourquoi commence-t-elle soudainement à se dilater à 4°C au lieu de continuer à se contracter comme elle devrait le faire ?

C'est une question à laquelle personne n'a jamais pu répondre.

La Sudation et le Refroidissement

La deuxième et troisième propriétés de l'eau mentionnées ci-dessus -sa chaleur latente élevée et sa capacité thermique plus grande proportionnellement que celles des autres liquides- sont également pour nous de la plus haute importance. Ces deux propriétés sont les clés d'une fonction corporelle importante : La sudation. Au fait, pourquoi suons-nous ?

Tous les mammifères ont des températures corporelles assez proches des uns aux autres. Bien qu'il existe certes une légère variation, celle-ci est faible. La température des corps des mammifères se situe donc entre 35 et 40°C. Celle des êtres humains est de 37°C sous conditions normales. C'est une température cruciale qui doit absolument être conservée constante. Si la température de notre corps diminuait de quelques degrés seulement, plusieurs de ses fonctions essentielles ne fonctionneraient pas. Si elle augmentait même de quelques fractions d'un degré, quand nous sommes malades par exemple, les répercussions pourraient être dévastatrices. Une température corporelle supérieure à 40°C est susceptible de causer la mort.

En bref, notre température corporelle a un équilibre crucial qui ne permet qu'à de très petites variations d'exister.


Les propriétés thermiques de l'eau nous permettent, grâce à la sueur, d'évacuer la chaleur excessive contenue dans notre corps.

Cependant, notre corps a un sérieux problème : Il est tout le temps actif. Tout mouvement physique, même celui des machines, requiert une certaine production d'énergie. Mais, chaque fois que cette énergie est produite, de la chaleur est générée comme sous-produit. Vous pouvez d'ailleurs vous en rendre compte par vous-même. Mettez ce livre de côté et allez courir dix-kilomètres sous un soleil torride, vous verrez à quel point votre corps se chauffe.

Mais en fait, si vous y pensez, vous vous rendrez compte que vous n'êtes pas devenus aussi chaud que vous auriez dû l'être...

L'unité de la chaleur est la calorie. Une personne normale courant 10 kilomètres en une heure produira environ 1.000 calories de chaleur. Votre corps doit se débarrasser de cette chaleur. S'il ne le fait pas, vous tomberiez dans le coma au bout d'un kilomètre.

Ce danger est cependant évité grâce aux deux propriétés de l'eau mentionnées plus haut.

La première d'entre elles est la spécificité de la capacité thermique de l'eau : Il faut en effet une grande quantité de chaleur pour augmenter la température de l'eau. Presque 70% de notre corps est constitué d'eau mais, en raison de sa capacité thermique, cette eau ne se chauffe pas très rapidement. Imaginez un mouvement qui causerait une augmentation de 10°C de votre chaleur corporelle. Si notre corps était constitué d'alcool au lieu d'eau, ce même mouvement provoquerait une augmentation de 20°C et, pour d'autres substances aux capacités thermiques encore inférieures, la situation serait encore pire : Une augmentation de 50°C pour le sel, de 100°C pour le fer et de 300°C pour le plomb. La capacité thermique élevée de l'eau empêche que de tels changements puissent avoir lieu.

Cependant, une augmentation de 10°C suffirait pour causer la mort, comme nous l'avons déjà mentionné ci-dessus. Pour éviter cela, la deuxième propriété de l'eau -la chaleur latente élevée- entre en jeu.

Pour se tenir au frais de la chaleur produite, le corps utilise un mécanisme appelé sudation. Quand nous suons, l'eau se répand sur la surface de notre peau et s'évapore rapidement. Mais, comme la chaleur latente de l'eau est très élevée, cette évaporation exige de grandes quantités de chaleur. La chaleur disparaît donc du corps et nous restons ainsi au frais. Ce processus de refroidissement est si efficace que nous pouvons parfois avoir froid même lorsque le temps est plutôt chaud.

Par conséquent, quelqu'un qui a couru dix kilomètres réduira la température de son corps de 6°C dû à l'évaporation qui est équivalente, dans ce cas, à un litre d'eau. Plus cette personne dépense d'énergie, plus la température de son corps augmentera mais, en même temps, cette personne suera davantage et ainsi son corps se refroidira. Parmi les facteurs qui rendent possible ce merveilleux système de thermostat du corps, le rôle des propriétés thermiques de l'eau est de tout premier ordre. Aucun autre liquide ne serait capable de permettre la sudation aussi bien que le fait l'eau. Si c'était de l'alcool par exemple, la diminution de chaleur serait seulement de 2.2°C ; même dans le cas de l'ammoniaque, elle serait seulement de 3.6°C.

Il existe de plus un autre aspect important : Si la chaleur libérée du corps n'était pas transmise en surface, soit vers la peau, ni les deux propriétés de l'eau ni le processus de sudation ne seraient utiles. La structure du corps doit être en plus fortement conductrice de chaleur. C'est à ce moment qu'une autre propriété essentielle de l'eau entre en jeu : A la différence de tous les autres liquides connus, l'eau a une très grande capacité de conductivité thermique, en d'autres mots, elle comporte la capacité de conduire de la chaleur. Pour cette raison, le corps conduit vers la peau la chaleur produite à l'intérieur. (Les vaisseaux sanguins proches de la peau se dilatent pour permettre ce phénomène et c'est pour cette raison que nous rougissons quand nous avons trop chaud.) Si la conductivité thermique de l'eau était d'un facteur de deux ou trois de moins, la vitesse de transport de la chaleur vers la peau serait beaucoup plus lente et la vie serait impossible pour des formes vivantes complexes telles que les mammifères.

Tout ceci démontre que les trois propriétés thermiques "inhabituelles" de l'eau se doivent de fonctionner ensemble pour atteindre un but commun : Refroidir les corps des formes vivantes complexes comme les hommes. L'eau est un liquide qui a été spécialement conçu pour cette tâche.

Un monde tempéré

Les cinq propriétés thermiques différentes de l'eau mentionnées dans le livre d'Henderson The Fitness of Environment jouent également un rôle clé dans la formation du climat équilibré et doux de la Terre.

La chaleur latente et la capacité thermique de l'eau, toutes deux plus élevées que celles des autres liquides, sont les raisons pour lesquelles les eaux se chauffent et se refroidissent plus lentement que la terre. Sur terre, la différence de température entre les endroits les plus chauds et les plus froids peut atteindre 140°C ; dans la mer, cette différence est de tout au plus de 15-20°C. Il en est de même pour la différence de température entre le jour et la nuit : Dans les endroits les plus arides de la terre, la différence de température peut être au maximum de 20-30°C ; dans la mer, cette différence n'est jamais de plus de quelques degrés. Les mers ne sont pas les seules à être affectées de cette façon : La vapeur d'eau dans l'atmosphère est également un grand agent d'équilibrage. Une des conséquences de ceci est que dans des régions désertiques où il y a très peu de vapeur d'eau, la différence de température entre le jour et la nuit est extrême alors que dans les régions au climat maritime, la différence est moindre.

L'énorme quantité d'eau contenue dans les mers du monde garde la température de la planète en équilibre. Pour cette raison, les différences de températures entre le jour et la nuit sont très petites dans les régions proches de la mer, particulièrement sur les côtes. Dans les régions désertiques éloignées de la mer, la différence de température entre le jour et la nuit peut grimper jusqu'à 40° C.

Grâce aux uniques propriétés thermiques de l'eau, la différence de température entre l'été et l'hiver ou entre le jour et la nuit demeure constamment dans des limites propices à la vie des êtres vivants. Si, par contre, il y avait moins d'eau sur la surface de la terre, les différences de température entre le jour et la nuit seraient beaucoup plus élevées, de vastes étendues de terre seraient désertes et la vie aurait été impossible ou, tout au moins, beaucoup plus difficile. En d'autres termes, si les propriétés thermiques de l'eau avaient été différentes de ce qu'elles sont maintenant, la planète sur laquelle nous vivons aurait été hostile à la vie humaine.

Henderson tira la conclusion suivante après avoir examiné toutes ces propriétés thermiques de l'eau :

Pour résumer, cette propriété paraît posséder une importance triple. Premièrement, elle fonctionne d'une manière puissante afin d'égaliser et de modérer la température de la Terre ; deuxièmement, elle rend possible une régulation efficace de la température des organismes vivants ; et troisièmement, elle favorise le cycle météorologique. Tous ces effets sont assurément vrais, car à cet égard, aucune autre substance ne peut rivaliser avec l'eau.79

Haute Tension de Surface

Les propriétés de l'eau que nous avons examinées jusqu'ici sont thermiques : A savoir des propriétés relatives à la chaleur. De plus, l'eau a également un certain nombre de propriétés physiques qui sont aussi extraordinairement bien adaptées à la vie.


Les plantes sont conçues de telle façon à pouvoir profiter de la haute tension de surface de l'eau ; qui permet à l'eau de s'élever de plusieurs mètres pour pouvoir atteindre les feuilles les plus hautes.

L'une d'entre elles est la tension très élevée qui se trouve à la surface de l'eau. "La tension de surface" peut être définie comme étant le comportement de la surface libre d'un liquide qui agit comme une peau élastique sous tension. Ceci est dû aux forces d'attraction qui existent entre les molécules à la surface du liquide.

L'eau nous permet de voir les meilleurs exemples de répercussions de tension de surface. En effet, cette tension de surface de l'eau est si élevée qu'elle produit d'étranges phénomènes physiques. Par exemple, une tasse peut contenir une masse d'eau légèrement plus élevée que sa propre taille sans se renverser. Ou une aiguille en métal soigneusement placée sur une surface aqueuse immobile flottera.

La tension de surface de l'eau est beaucoup plus élevée que celle de tout autre liquide connu. Ce phénomène a des conséquences biologiques cruciales pour la vie des plantes en particulier.

Vous êtes-vous déjà demandés par hasard comment les plantes peuvent-elles transporter de l'eau de plusieurs mètres de profondeurs vers le haut et ceci sans pompes et sans muscles ? La réponse à cet énigme réside dans "la tension de surface". Les canaux qui se trouvent dans les racines et les tiges des plantes sont conçus de façon à profiter de cette tension de surface élevée. Ces canaux s'amincissent le plus ils s'allongent et font que l'eau grimpe d'elle-même.

Ce qui rend cette merveilleuse conception possible est la tension élevée de surface de l'eau. Si la tension de surface de l'eau était aussi basse que celle de la plupart des liquides, il serait physiologiquement impossible pour de grandes plantes telles que les arbres de vivre sur la terre sèche.

Une autre conséquence importante de la tension élevée de surface de l'eau est la fragmentation des roches. La tension de surface est si élevée que l'eau peut pénétrer par la moindre des fissures dans les cavités les plus profondes des roches où elle se gèle quand la température tombe au-dessous de zéro. L'eau, comme nous venons de le voir, se dilate quand elle se gèle. Cette dilatation exerce une pression sur la roche par l'intérieur, et fait que cette dernière finit par se casser. Ce processus est extrêmement important parce qu'il libère les minéraux emprisonnés dans la roche dans l'environnement et contribue ainsi à la formation du sol.

Les propriétés chimiques de l'eau

En plus de ses propriétés physiques, les propriétés chimiques de l'eau sont aussi extraordinairement bien adaptées à la vie. Avant toute chose, soulignons que l'eau est un excellent solvant : Presque toutes les substances chimiques se dissolvent dans l'eau.

Une des conséquences les plus importantes de la solvabilité de l'eau est que les minéraux utiles et autres substances semblables retenus dans la terre se dissolvent dans l'eau et sont ensuite transportés jusqu'à la mer par les fleuves. On estime que chaque année, cinq milliards de tonnes de minéraux sont transportés de cette façon jusqu'à la mer. Ces substances sont essentielles à la vie marine.

L'eau accélère (catalyse) également presque toutes les réactions chimiques connues. Une autre propriété chimique importante de l'eau est que sa réactivité chimique se déroule à un niveau idéal. L'eau n'est ni trop réactive et ainsi potentiellement destructive (comme l'acide sulfurique par exemple), ni trop inerte (comme l'argon qui ne participe à aucunes réactions chimiques). Michael Denton précisa : "Il semble que, comme toutes ses autres propriétés, la réactivité de l'eau est idéalement adaptée pour son rôle biologique et géologique."80

Des détails supplémentaires confirmant la perfection des propriétés chimiques sont constamment en train d'être révélés par des chercheurs qui étudient ce sujet. Harold Morowitz, un professeur de biophysique de l'Université de Yale, fit ce commentaire :

Ces dernières années de recherche ont mené à la découverte d'une nouvelle propriété de l'eau (i.e., la conductibilité du proton) qui semble être spécifique à cette substance, qui est un élément clé du transfert d'énergie biologique et qui joua certainement un rôle important dans l'origine de la vie. Le plus nous apprenons, le plus nous sommes impressionnés devant la précision de la justesse de la nature... 81

La viscosité idéale de l'eau

Chaque fois que nous pensons à un liquide, l'image qui se forme dans nos esprits est celle d'une substance extrêmement fluide. Dans la réalité, le degré de viscosité des liquides varie grandement : La viscosité du goudron, de la glycérine, de l'huile d'olive et de l'acide sulfurique varie par exemple considérablement. Lorsque nous comparons d'autres liquides à l'eau, la différence devient encore bien plus évidente. L'eau est en effet 10 millions fois plus fluide que le goudron, 1.000 fois plus que la glycérine, 100 fois plus que l'huile d'olive et 25 fois plus que l'acide sulfurique.

Comme cette rapide comparaison nous l'indique, l'eau a un degré de viscosité très faible. En effet, en la comparant à d'autres substances telles que l'éther et l'hydrogène liquide, le degré de viscosité de l'eau nous apparaît comme étant inférieur à toutes sauf aux gaz.

La faible viscosité de l'eau a-t-elle une importance pour nous ? Les choses seraient-elles différentes si ce liquide essentiel était un peu plus ou moins visqueux ? Michael Denton répond à cette question :


La faible viscosité de l'eau est d'une très grande importance pour nous. Si l'eau était légèrement plus visqueuse, il serait alors impossible que le sang puisse être transporté par le système capillaire du corps. Par exemple, le système complexe de veines de notre foie (à gauche) ne pourrait jamais exister.

La perfection de l'eau serait probablement moindre si sa viscosité était plus faible. Si la viscosité de l'eau était aussi faible que celle de l'hydrogène liquide, les structures des systèmes vivants subiraient des mouvements bien plus violents sous l'effet des forces centrifuges. Si la viscosité de l'eau était beaucoup plus faible, les structures fragiles seraient facilement perturbées... et l'eau serait incapable d'entretenir les structures microscopiques complexes. L'architecture moléculaire fragile de la cellule ne survivrait probablement pas.

Si la viscosité de l'eau était plus élevée, le mouvement de contrôle des grandes macromolécules et en particulier, des structures telles que les mitochondries et les petites organelles, serait impossible. Il en serait de même pour des processus comme la division cellulaire. Ainsi, toutes les activités indispensables de la cellule seraient gelées et la vie cellulaire serait impossible. Le développement des organismes vivants supérieurs, qui dépend entièrement sur la capacité des cellules à se déplacer et à ramper pendant l'embryogenèse, serait certainement impossible si la viscosité de l'eau était même légèrement plus élevée que maintenant .82

La faible viscosité de l'eau est essentielle non seulement pour le déplacement cellulaire mais également pour le système circulatoire.


La faible viscosité de l'eau est d'une très grande importance pour nous. Si l'eau était légèrement plus visqueuse, il serait alors impossible que le sang puisse être transporté par le système capillaire du corps. Par exemple, le système complexe de veines de notre foie (à gauche) ne pourrait jamais exister.

Toutes les créatures vivantes dont le corps est plus grand qu'un quart de millimètre possèdent un système circulatoire centralisé : Au-dessous de cette taille, il est impossible que la nourriture et l'oxygène se répandent dans l'organisme. En d'autres mots, ils ne pourraient pas être incorporés directement dans la cellule et leurs résidus ne pourraient pas être évacués. Comme le corps d'un organisme comporte de nombreuses cellules, il est indispensable que l'oxygène et l'énergie incorporés par le corps leur soient distribués (pompés) par une sorte de "conduit" ; parallèlement, d'autres canaux sont nécessaires pour emporter les déchets. Ces "conduits" sont en fait les veines et les artères du système circulatoire. Le cœur est la pompe qui permet à ce système de fonctionner tandis que la substance transportée par ces "conduits" est le liquide que nous appelons "sang", composé principalement d'eau (95% du plasma sanguin -la substance qui subsiste après que les cellules sanguines, les protéines et les hormones sont retirées- est de l'eau).

C'est pourquoi la viscosité de l'eau est très importante pour un fonctionnement efficace du système circulatoire. Si l'eau, par exemple, détenait la viscosité du goudron, aucun cœur organique ne pourrait la pomper. Si l'eau détenait la viscosité de l'huile d'olive, qui est cent millions de fois moins visqueuse que le goudron, le cœur pourrait la pomper, mais il serait alors extrêmement difficile que le sang puisse atteindre tous les milliards de capillaires qui composent nos corps.

Examinons de plus près ces capillaires dont la fonction principale est de transporter l'oxygène, l'alimentation, les hormones etc. qui sont nécessaires à la vie de chacune des cellules de notre corps. Si une cellule est à une distance de plus de 50 microns (un micron équivaut à un millième de millimètre) d'un capillaire, elle ne peut pas profiter des "services" de ce capillaire. Les cellules qui sont à une distance de plus de 50 microns d'un capillaire mourraient de faim.

C'est pour cette raison que le corps humain a été créé de telle façon à ce que les capillaires forment un réseau qui puisse le pénétrer complètement. Le corps humain comporte environ 5 milliards de capillaires dont la longueur totale, mesurée de bout en bout, est d'environ 950 kilomètres. Chez quelques mammifères, il existe plus de 3.000 capillaires par centimètre carré de tissu musculaire. Si vous rassembliez dix mille des plus petits capillaires que comporte notre corps humain, le faisceau qui en résulterait serait aussi épais qu'une mine d'un crayon. Le diamètre de ces capillaires varie entre 3 et 5 microns : Ce n'est que trois à cinq millièmes de millimètre.

Si le sang se devait de pénétrer à travers ces passages qui se rétrécissent sans les bloquer ou les ralentir, il faudrait qu'il soit fluide et, grâce à la faible viscosité de l'eau, il l'est. Selon Michael Denton, si la viscosité de l'eau était juste un peu plus élevée que ce qu'elle est, le système circulatoire du sang serait complètement inutile :

Un système capillaire fonctionnera si et seulement si le fluide pompé par ses tubes constitutifs a une viscosité très faible. Cette dernière est essentielle car l'écoulement est inversement proportionnel à la viscosité... Il est donc facile d'en déduire que si la viscosité de l'eau avait une valeur légèrement plus élevée que sa valeur actuelle, le pompage du sang par un lit capillaire exigerait une énorme pression et seul une infime quantité de système circulatoire fonctionnerait... Si la viscosité de l'eau était légèrement plus élevée et les plus petits capillaires fonctionnels étaient de 10 microns de diamètre au lieu de 3, les capillaires devraient alors occuper pratiquement tout le tissu musculaire afin de fournir un approvisionnement efficace en oxygène et en glucose. Par conséquent, la conception des formes macroscopiques de la vie serait impossible ou énormément réduite... Il semble alors que la viscosité de l'eau doit comporter des caractéristiques très proches de celles qu'elle détient actuellement si l'eau se veut d'être un support convenable pour la vie.83

En d'autres termes, comme toutes les autres propriétés déjà mentionnées, la viscosité de l'eau a également été créée "sur mesure" pour la vie. En étudiant les viscosités d'autres liquides, nous avons vu qu'elles différaient entre elles de milliards de facteurs. Parmi tous ceux-ci, il en existe un dont la viscosité a été créée "sur mesure" : L'eau.

Conclusion

Tout ce que nous avons vu dans ce chapitre prouve que les propriétés thermiques, physiques, chimiques et celles relatives à la viscosité de l'eau sont parfaitement adaptées pour permettre la naissance de la vie. L'eau est si bien conçue pour la vie que certaines lois mêmes de la nature sont parfois suspendues pour lui assurer son rôle. Un des meilleurs exemples est cette expansion inattendue et inexplicable qui a lieu dans le volume de l'eau quand sa température tombe en dessous de 4°C : Si cela ne se produisait pas, la glace ne flotterait pas, les mers se gèleraient et la vie serait impossible.

L'eau convient tout à fait à la vie à un tel degré que celui-ci ne peut être comparé à aucun autre liquide. La plus grande partie de cette planète -un monde dont les propriétés (température, lumière, spectre électromagnétique, atmosphère, surface etc.) sont appropriées pour la vie- est remplie de la quantité d'eau nécessaire pour la vie. Il est évident que tout ceci ne peut être accidentel et qu'il doit y avoir, à la place, l'existence d'une conception intentionnelle.

En d'autres termes, toutes les propriétés physiques et chimiques de l'eau nous prouvent qu'elle a été créée particulièrement bien pour permettre à la vie d'émerger. La terre, créée intentionnellement pour permettre à l'être humain d'y vivre, a été formée avec de l'eau spécialement conçue pour établir le fondement de la vie humaine. En l'eau, Allah nous a donné la vie et, grâce à elle, Il fait pousser les aliments dont nous avons tous besoin.

Cependant, l'aspect le plus important de tout ceci est que cette vérité, découverte par la science moderne, fut révélée dans le Coran, légué à l'humanité comme guide il y a quatorze siècles. En ce qui concerne l'eau et l'humanité, nous pouvons lire dans le Coran :

C'est Lui qui, de ciel, a fait descendre de l'eau qui vous sert de boisson et grâce à laquelle poussent des plantes dont vous nourrissez vos troupeaux. D'elle, Il fait pousser pour vous, les cultures, les oliviers, les palmiers, les vignes et aussi toutes sortes de fruits. Voilà bien là une preuve pour des gens qui réfléchissent. (Sourate An-Nahl : 10-11)

la conception et les caracteristiques de la lumiere

www.harunyahya.fr

Le fait que les radiations du soleil (et de beaucoup d'étoiles successives) soient concentrées sur une minuscule bande du spectre électromagnétique qui fournit précisément la radiation nécessaire au maintien de la vie sur terre est tout à fait remarquable

Ian Campbell, physicien anglais.

Le soleil est probablement l'un des éléments que nous voyons le plus souvent durant notre vie. A chaque fois que nous levons les yeux au ciel durant la journée, nous nous rendons compte de sa lumière étincelante. Si quelqu'un vous demandait d'expliquer l'utilité du Soleil, vous lui répondriez sans même réfléchir une seule seconde que le soleil nous procure de la lumière et de la chaleur. Cette réponse serait exacte bien qu'elle soit simpliste. D'autre part, il faudrait se demander si le soleil diffuse de la lumière et de la chaleur uniquement pour nous, si cette activité est le fruit du hasard ou encore si le Soleil a été spécialement créé pour nous. Cette immense boule de feu céleste pourrait-elle être une gigantesque lampe créée de sorte à répondre à nos plus petits besoins ? Les recherches récentes indiquent que la réponse à ces deux dernières questions est affirmative car la lumière qui émane du Soleil est une conception étonnante.

La longueur d'onde adéquate

La lumière et la chaleur résultent toutes deux de radiations électromagnétiques. Dans chaque cas, ces radiations se déplacent dans l'espace en formant des vagues identiques à celles que l'on peut observer lorsqu'on jette une pierre dans un lac. De plus, de même que la taille des vagues observables dans l'eau et la distance qui les sépare varient, les radiations électromagnétiques ont aussi différentes longueurs d'ondes.

Il ne faut toutefois pas pousser la comparaison trop loin car les différences entre les longueurs d'ondes de ces radiations peuvent être énormes. Certaines ont une longueur de plusieurs kilomètres alors que d'autres en ont une inférieure à un milliardième de kilomètres. De plus, toutes les autres longueurs d'ondes sont comprises dans ce spectre de façon continue et régulière. Pour simplifier, les scientifiques ont divisé et nommé ce spectre en plusieurs parties en fonction des différentes longueurs d'ondes. Par exemple, les radiations les plus courtes (à savoir un trillionième de centimètre) sont appelées les rayons gamma et contiennent une quantité d'énergie extraordinaire. Les radiations les plus longues portent le nom d'ondes radio. Bien qu'elles s'étendent sur plusieurs kilomètres, elles ne transportent que très peu d'énergie (il s'ensuit que les ondes radio sont inoffensives pour l'homme alors que l'exposition aux rayons gamma peut lui être fatale). La lumière est une forme de radiation électromagnétique située entre ces deux extrêmes.



LES DIFFERENTES LONGUEURS D'ONDES DE RADIATION ELECTROMAGNETIQUE

Les étoiles et les autres sources de lumière dans l'univers ne diffusent pas toutes le même type de radiation. Au contraire, elles émettent de l'énergie avec des longueurs d'ondes d'une grande variété. Les rayons gamma, qui ont les longueurs d'onde les plus courtes, font 1/1025 de la longueur des ondes radio, qui sont les plus longues. Curieusement, presque toute la radiation émise par le Soleil tombe sur une bande unique qui prend 1/1025 de la totalité du spectre. En d'autres termes, seules les sortes de radiation nécessaires à accommoder la vie tombent sur cette bande étroite.

Ce qu'il faut premier souligner est la largeur du spectre :

La longueur d'onde la plus longue est 1025 fois supérieure à la plus petite.

A proprement parler, 1025 ressemble à cela :

10.000.000.000.000.000.000.000.000

Un nombre de cette envergure ne signifiant pas grand chose en lui-même, il semble donc approprié de faire quelques comparaisons :

En l'espace de quatre milliards d'années, par exemple, (l'âge estimé de la Terre), il y a environ 1017 secondes. Si vous vouliez compter de 1 à 1025, en supposant que vous le fassiez nuit et jour sans interruption à une vitesse d'un chiffre par seconde, cela vous prendrait cent millions de fois l'âge de la terre ! Si nous tentions de bâtir une pile de 1025 cartes à jouer, elle s'étendrait jusqu'à la moitié de l'univers observable.

Voilà le vaste spectre sur lequel se trouvent les différentes longueurs d'ondes de l'énergie électromagnétique de l'univers. Or, le plus étrange est que l'énergie électromagnétique de notre Soleil est réduite à une portion extrêmement étroite de ce spectre. 70% des radiations du Soleil ont des longueurs d'ondes qui se situent entre 0.3 et 1.50 microns, et dans ce segment il y a trois types de lumière, la lumière visible, la lumière quasi-infrarouge proche et la lumière ultraviolette.

Trois sortes de lumière pourraient paraître beaucoup mais la combinaison des trois ne représente qu'une partie insignifiante du spectre totale. Vous souvenez-vous de notre pile de 1025 cartes qui s'étendait jusqu'à la moitié de l'univers visible ? En termes de cartes, la largeur de la bande irradiée par le Soleil correspond à une seule de ces cartes.

Pourquoi la lumière du Soleil devrait-elle être limitée à une portion si faible du spectre total ?

Cette question est vitale car les seules radiations capables de soutenir la vie sur terre sont celles qui ont des longueurs d'ondes comprises dans cette petite bande.

Dans Energy and the Atmosphere, le physicien anglais Ian Campbell répond à cette question :

Le fait que les radiations du Soleil (et de beaucoup d'étoiles successives) soient concentrées sur une minuscule portion du spectre électromagnétique qui fournit précisément les radiations nécessaires à l'entretien de la vie sur terre est tout à fait remarquable.66

D'après Campbell, il s'agit d'un phénomène époustouflant.

Examinons maintenant de plus près cette "époustouflante conception de la lumière".

De l'ultraviolet à l'infrarouge

Comme nous l'avons vu, l'ampleur de la variation des tailles des longueurs d'ondes électromagnétiques est de l'ordre de 1/1025. Nous avons également vu que la quantité d'énergie transportée dépendait de la longueur d'onde. Les plus courtes transportent plus d'énergie que les plus longues. Une autre différence est liée à la façon dont les radiations interagissent avec la matière en fonction de leur longueur d'onde.

Les plus courts types de radiation (dans l'ordre croissant de longueur d'ondes) sont appelés les "rayons gamma", les "rayons X" et la lumière ultraviolette. Ils ont aussi la capacité de diviser des atomes en raison de la quantité énorme d'énergie qu'ils transportent. Tous trois sont capables de provoquer l'éclatement de molécules et, tout particulièrement des molécules organiques. En effet, ils divisent la matière au niveau atomique ou moléculaire.

Les radiations dont les longueurs d'ondes sont supérieures à celles de la lumière visible commencent par les infrarouges et s'étendent jusqu'aux ondes radio. Elles ont moins d'impact sur la matière car elles transportent moins d'énergie.



(Intensité de radiation solaire) (Ultraviolet) (Lumière visible) (Infrarouge) (Longueurs d'ondes (en microns)) Presque toute la radiation solaire est limitée à une bande étroite de longueur d'ondes s'étendant de 0,3 à 1,50 microns. Cette bande contient la lumière quasi-ultraviolette, visible et infrarouge.

Cet impact sur la matière dont nous parlons a quelque chose à voir avec les réactions chimiques. Un bon nombre de réactions chimiques ne peuvent avoir lieu que grâce à l'addition d'énergie. L'énergie nécessaire à la mise en marche de la réaction chimique est appelée son "seuil d'énergie". Si l'énergie est inférieure à ce seuil, la réaction ne se produira jamais. Si, au contraire elle lui est supérieure, la réaction ne sera pas bénéfique. Dans chacun des deux cas, l'énergie aura été gaspillée. De tout le spectre électromagnétique, seule une petite bande possède une quantité d'énergie légèrement au-dessus de ce seuil. Sa longueur d'onde s'étend de 0.70 à 0.40 microns. Si vous désirez la voir, cela vous sera possible en levant la tête et en regardant autour de vous. Il s'agit de la lumière visible. Cette radiation cause des réactions chimiques dans vos yeux ; celles-ci vous permettent de voir.

La lumière du Soleil est composée à 41% de radiations connues sous le nom de lumière visible bien qu'elles occupent moins d'1/1025 du spectre électromagnétique total.

Dans son célèbre article "Life and Light" (La vie et la lumière) paru dans Scientific American, le physicien, George Wald, traite de ce problème:

"La radiation qui entraîne des réactions chimiques ordonnées, contient en majeure partie celle du Soleil ".67

Le Soleil irradie de la lumière de manière si précise qu'il permet la vie. Ceci est en fait un exemple extraordinaire de conception.

Le reste de la lumière que le Soleil irradie est-il utile à quelque chose?

Quand nous regardons cette partie de la lumière, nous nous apercevons qu'une grande partie de la radiation du Soleil qui tombe en dehors de la zone de lumière visible se trouve dans la section du spectre appelée "quasi-infrarouge". Ceci commence où la lumière visible finit et occupe de nouveau une petite partie du spectre total- moins de 1/1025.68

La lumière infrarouge est-elle utile à quelque chose ? Oui, mais cette fois-ci, il est inutile de regarder autour de soi car l'on ne peut observer ce phénomène à l'œil nu. Cela dit, l'on peut facilement le ressentir : La chaleur que vous ressentez lors d'un jour d'été clair et ensoleillé n'est qu'autre que la radiation infrarouge qui provient du Soleil.

La radiation infrarouge du Soleil est en fait ce qui transporte l'énergie thermique qui tient la terre au chaud. C'est un phénomène aussi important pour la vie que celui de la lumière visible. Ce qui est fascinant est que notre Soleil semble avoir été créé uniquement pour remplir ces deux fonctions car ces deux types de lumière constituent la majeure partie de la lumière totale du Soleil.

A propos de la troisième partie du soleil : Est-elle d'un quelconque bénéfice ? Vous pouvez sans autre le parier. Il s'agit en fait d'une "lumière quasi-ultraviolette" et elle constitue la fraction la plus courte de la lumière du soleil. Comme toutes les lumières ultraviolettes, elle contient beaucoup d'énergie et peut causer des dégâts pour les cellules vivantes. La lumière ultraviolette du Soleil est la "moins inoffensive" dans la mesure où elle est la plus proche de la lumière visible. Bien qu'on ait démontré qu'une trop grande exposition à la lumière ultraviolette peut causer un cancer ou des mutations cellulaires, elle comporte néanmoins un bénéfice vital : La lumière ultraviolette concentrée dans cette bande minuscule69 est nécessaire à la synthèse de la vitamine D chez les humains et chez les autres vertébrés. (La vitamine D est nécessaire à la formation et à l'alimentation des os : Sans ceci, les os deviennent mous et mal formés, qui est en fait une maladie au nom de rachitisme. Cette maladie arrive lorsque certaines personnes sont privées de la lumière du Soleil pendant de grandes périodes.

Autrement dit, toutes les radiations émises par le Soleil sont essentielles à la vie : Aucune d'entre elles n'est gaspillée. Ce qui est étonnant, c'est que cette radiation est limitée à un intervalle de 1/1025 sur tout le spectre électromagnétique. Ceci est néanmoins suffisant pour nous maintenir au chaud et pour permettre à toutes les réactions chimiques nécessaires à la vie de se produire.

Même si toutes les autres conditions nécessaires à la vie et celles qui sont mentionnées ailleurs dans le livre existaient, si la lumière irradiée par le soleil tombait dans n'importe quelle autre partie de son spectre électromagnétique, il ne pourrait y avoir de la vie sur Terre. Il est certainement impossible d'expliquer la réalisation de cette condition avec une logique de coïncidence d'une probabilité d'1 sur 1025.

Et si tout ceci n'est pas encore suffisant, la lumière nous rend aussi un autre service : Elle nous nourrit !

La photosynthèse et la lumière

La photosynthèse est un processus chimique qui est familier à tout le monde, même à ceux qui ne sont pas allés à l'école. Cela dit, beaucoup de personnes n'arrivent pas à réaliser à quel point ce processus est fondamental pour la vie sur terre et à quel point ses mécanismes sont méconnus.

Avant tout, rafraîchissons la chimie que vous avez apprise au lycée et jetons un coup d'œil à la formule de la photosynthèse.

6H20 + 6C02 + la lumière du Soleil --> C6 H12 O6 + 6 O2

Le glucose

Verbalement, cela signifie :

L'eau et le dioxyde de carbone ainsi que la lumière du Soleil produisent du glucose et de l'oxygène.

Pour être plus précis, cette réaction chimique combine six molécules d'eau (H2O) avec six molécules de dioxyde de carbone CO2 dans une réaction qui est vitalisée par la lumière du soleil. Quand la réaction est achevée, il ne reste qu'une seule molécule de glucose (C6H12O6) -un sucre simple qui est un indispensable élément pour notre nutrition- et six molécules de dioxyde d'oxygène gazeux (O2). Le glucose, la source de toute alimentation, contient énormément d'énergie.


For hundreds of millions of years, plants have been busy doing something no laboratory has ever been able to duplicate : Using sunlight, the produce food. A crucial condition for this extraordinary transformation however is that the light that the plants receive must be precisely right for photosynthesis to take place.

Malgré la simplicité de cette réaction, elle est en réalité d'une extrême complexité. Il existe seulement un endroit où elle peut se produire : Dans les plantes. Les plantes de ce monde produisent l'alimentation élémentaire pour toutes les espèces vivantes. Toutes les autres espèces vivantes sont nourries d'une façon ou d'une autre par le glucose. En effet, les herbivores mangent des plantes et les carnivores des animaux ou/et des plantes. Les êtres humains ne sont pas une exception à cette règle : On tire toute notre énergie de la nourriture que nous mangeons et celle-ci provient de la même source. Toutes les pommes, les pommes de terre, le chocolat, la viande ou quoique ce soit d'autre vous nourrissent grâce à l'énergie qui émane du Soleil.

Mais la photosynthèse est également importante pour d'autres raisons. La réaction contient en effet deux produits : En plus du glucose elle libère aussi six molécules d'oxygène. Ce qui se déroule est que les plantes sont sans cesse en train de nettoyer l'air "pollué" par la respiration des êtres humains et des animaux, dont l'énergie provient de la combustion dans l'oxygène, une réaction qui produit du dioxyde de carbone. Si les plantes ne relâchaient pas d'oxygène, les consommateurs d'oxygène utiliseraient toute la quantité d'oxygène disponible et disparaîtraient. A la place, l'oxygène dans l'atmosphère est constamment remplacé par les plantes.

Sans la photosynthèse, la vie des plantes n'existerait pas. Cette réaction chimique merveilleuse, qui n'a jamais pu être reproduite en laboratoire, se déroule dans le plus profond de l'herbe sur laquelle vous marchez et dans les arbres que vous ne remarquerez peut-être même pas. Elle s'est déroulée précédemment dans les légumes que vous vous apprêtez à manger dans votre assiette au dîner. C'est un des processus fondamentaux de la vie.

Ce qui est intéressant, c'est à quel point la photosynthèse est extrêmement bien conçue. Quand nous l'étudions, nous ne pouvons nous empêcher de penser qu'il y a un équilibre entre la photosynthèse des plantes et la consommation en énergie de ceux qui respirent l'oxygène. Les plantes fournissent de l'oxygène et du glucose. Les consommateurs d'oxygène brûlent du glucose dans l'oxygène contenu dans leurs cellules pour obtenir de l'énergie, et ils relâchent du dioxyde de carbone et de l'eau (en fait, ils renversent le processus de la photosynthèse) pour permettre aux plantes de fabriquer encore plus d'oxygène et de glucose. C'est de cette manière que le processus se déroule sans cesse. Ainsi continue ce cycle, du nom de "cycle de carbone", qui est mû par l'énergie du Soleil.


LA PARFAITE CONFORMITE ENTRE LA LUMIERE DU SOLEIL ET LA CHLOROPHYLLE
Les plantes sont capables d'accomplir la photosynthèse, car les molécules de chlorophylle composant les cellules sont sensibles à la lumière du Soleil. Mais la chlorophylle n'est capable d'utiliser qu'un choix limité de longueurs d'ondes lumineuses, qui sont d'ailleurs celles que le Soleil irradie le plus. Ce qui est encore plus intéressant est que cet intervalle correspond à seulement 1/1025 de la totalité du spectre électromagnétique. Dans les deux graphiques ci-dessus, on remarque l'extraordinaire conformité qui existe entre la lumière du Soleil et la chlorophylle. Le graphique du haut indique la distribution de lumière émise par le Soleil. Celui d'en bas indique la quantité de lumière grâce à laquelle la photosynthèse se produit. Le fait que ces deux courbes soient presque identiques est une indication de la perfection de la lumière visible.

Pour savoir à quel point ce cycle est créé de manière vraiment parfaite, concentrons-nous sur un seul des éléments de ce cycle, à savoir la lumière du Soleil.

Dans la première partie de ce chapitre, nous avons observé le Soleil et nous nous sommes rendus compte que ses composantes des radiations avaient été faîtes de manière à permettre la vie sur terre. La lumière du Soleil pourrait-elle également avoir été délibérément conçue en fonction de la photosynthèse ? Ou bien est-ce les plantes qui sont assez flexibles pour permettre la réaction en question peu importe le type de lumière qui leur parvient ?

L'astronome américain, George Greenstein, discute de ce phénomène dans son livre intitulé The Symbiotic Universe :

La chlorophylle est la molécule qui permet la réalisation de la photosynthèse... Le mécanisme de la photosynthèse est initié par l'absorption de la lumière du soleil par une molécule de chlorophylle. Mais pour que cela se produise, il faut que la lumière soit de la bonne couleur. Une lumière avec une couleur qui ne convient pas ne fera pas l'affaire.70

On peut comparer ce phénomène avec celui d'un poste de télévision. Pour que le poste de télévision reçoive une chaîne donnée, il doit se raccorder avec cette chaîne. Si vous la branchez de manière différente, la réception n'aura pas lieu. Le processus est identique pour la photosynthèse. En suivant cette analogie, le soleil serait en quelque sorte le transmetteur et la molécule de chlorophylle le récepteur du poste de télévision. Si la molécule et le soleil ne sont pas branchés ensemble de la même manière, l'association couleur - photosynthèse n'aura pas lieu. Si la photosynthèse se produit, c'est que la couleur du soleil est conforme.

Dans le chapitre précédent, nous avons attiré votre attention sur l'erreur inhérente du concept d'adaptation à la vie. Certains évolutionnistes proclament que "si les conditions étaient différentes, la vie aurait évolué parfaitement en harmonie avec ces conditions."

Si on réfléchissait de manière superficielle à la photosynthèse et aux plantes, on arriverait à une conclusion similaire : "Si la lumière du soleil était différente, les plantes auraient évolué en fonction de cela."

Mais ceci est en fait impossible.

Même si Greenstein est lui-même un évolutionniste, il admit qu' :

On pourrait penser qu'il y a eu ici une sorte d'adaptation : La vie des plantes s'est adaptée aux propriétés du Soleil. Après tout, si la température du Soleil était totalement différente, une autre molécule qui absorbe une lumière d'une couleur différente n'aurait-elle pas pu remplacer la chlorophylle ? Absolument pas, car à l'intérieur de larges limites toutes les molécules absorbent une lumière de couleur similaire. L'absorption de la lumière est accomplie grâce à l'excitation des électrons dans les molécules pour atteindre des états plus énergétiques. Et ceci est le cas de toutes les molécules. De plus, la lumière est constituée de photons pleins d'énergie, et les photons comportant une quantité insuffisante d'énergie ne peuvent tout simplement pas être absorbés... Comme dans la réalité, il existe une situation harmonieuse entre la physique des étoiles et celle des molécules. Si cette harmonie n'existait pas, la vie n'aurait pas été possible.71



Les seuls rayons X de lumière qui permettent la vision biologique ont des longueurs d'ondes qui tombent à l'intérieur d'un champ appelé "lumière visible". Une grande partie d'énergie diffusée par le soleil tombe à l'intérieur de ce champ.

En d'autres mots, ce que Greenstein dit est qu'aucune plante ne peut réaliser la photosynthèse à moins qu'elle ne se situe dans un petit intervalle de longueurs d'ondes lumineuses. Et cet intervalle correspond exactement à la lumière diffusée par le Soleil.

L'harmonie qui existe entre la physique moléculaire et stellaire que Greenstein mentionne est d'une perfection si extraordinaire qu'on ne peut l'expliquer par le hasard. Il avait une chance sur 1025 que le Soleil fournisse le type de lumière conforme et que les molécules de notre monde soient capables d'utiliser cette lumière. Cette harmonie parfaite est la preuve incontestable qu'il y a eu une conception délibérée et intentionnelle.

Autrement dit, il n'y a qu'un seul Créateur, Celui qui règne sur la lumière des étoiles et des molécules des plantes, Qui a tout créé avec harmonie comme il l'a été révélé par le Coran :

C'est Lui Allah, le Créateur, Celui qui donne un commencement à toute chose, le Formateur. A Lui les plus beaux noms. Tout ce qui est dans les cieux et la terre Le glorifie. Et c'est Lui le tout Puissant, le Sage. (Sourate Al-Hachr : 24)

La lumière que vous percevez

Nous avons vu que la lumière qui nous parvient du Soleil n'est constituée que de seulement trois bandes étroites du spectre électromagnétique :

1) La lumière infrarouge, dont les longueurs d'ondes sont plus longues que celles de la lumière visible, qui maintient la terre à une température ambiante.

2) Une petite quantité de lumière ultraviolette, dont les longueurs d'ondes sont plus courtes que la lumière visible, qui est nécessaire à la photosynthèse, entre autres, de la vitamine D.

3) La lumière visible, qui rend notre vision possible et contribue à la photosynthèse.

L'existence d'un champ de "lumière visible" est tout aussi importante pour l'entretien de la vision biologique que pour la photosynthèse. La raison est que l'œil biologique ne peut percevoir aucunes des bandes du spectre qui se trouvent hors de celles de la lumière visible et d'une petite section de lumière quasi-infrarouge.

Pour en expliquer la raison, nous devons d'abord comprendre la manière dont la vision fonctionne. En premier lieu, des particules de lumière appelées photons passent à travers la pupille de l'œil pour se retrouver sur la surface de la rétine située derrière l'œil. La rétine, quant à elle, contient des cellules très sensibles à la lumière. Elles sont si sensibles que chacune a la capacité de reconnaître quand un seul et unique photon la touche. L'énergie de ce photon active alors une complexe molécule appelée "rhodopsine", présente en de larges quantités dans les cellules. La rhodopsine active à son tour d'autres cellules, qui activent à leur tour d'autres cellules et ainsi de suite.72 Finalement, un courant électrique est généré puis transporté jusqu'au cerveau par les nerfs optiques.

La première condition nécessaire au bon fonctionnement de ce système est que la cellule de la rétine se doit d'être capable de reconnaître l'instant même où un photon la touche. Pour que cela se produise, le photon doit cependant transporter une quantité exacte d'énergie : si cela n'est pas le cas, la formation de la rhodopsine ne serait pas activée. La taille des yeux n'entre pas ici en considération : par contre, ce qui est crucial est l'harmonie entre la taille de la cellule et les longueurs d'ondes des photons la percutant.

Créer un œil organique qui pourrait voir d'autres rayons lumineux du spectre électromagnétique semble impossible dans un monde dominé par une vie à base de carbone. Dans Nature's Destiny, Michael Denton en explique les raisons en détail et confirme qu'un œil organique ne peut voir qu'à travers un champ de lumière visible. Ainsi, en théorie, même si d'autres "modèles de yeux" étaient élaborés, aucun d'entre eux ne serait capable de voir hors du spectre de lumière visible. Denton nous en explique la raison :

Les rayons UV, X et gamma sont trop énergétiques et sont extrêmement destructeurs et les ondes radio et infrarouges sont trop faibles pour être détectées, car elles transmettent trop peu d'énergie interagissant avec la matière... Et pour différentes raisons, la région visuelle du spectre électromagnétique est suprêmement conforme pour la vision biologique et particulièrement pour un œil photographique de vertébré à la résolution élevée d'une conception et dimension très proches de celle de l'œil humain.73

Si on s'arrête quelques instants pour réfléchir à tout ce qui a été dit jusque-là, nous arrivons à cette conclusion : Le Soleil irradie de l'énergie à l'intérieur d'une étroite bande (une bande si étroite qu'elle correspond à seulement 1/1025 de la totalité du spectre électromagnétique) qui a été soigneusement choisie. Cette bande est si bien ajustée qu'elle tient la Terre au chaud, entretient les fonctions biologiques des formes vivantes complexes, permet la photosynthèse et donne la possibilité aux créatures de ce monde de voir.

La bonne étoile, la bonne planète et la bonne distance

Dans le chapitre intitulé la "Planète Bleue", nous avons comparé notre monde à d'autres planètes du système solaire et nous avons trouvé que les variations de températures nécessaires à la vie existent seulement sur terre. La raison la plus probante qui explique cela est que la Terre se trouve à la bonne distance du Soleil : Les planètes plus éloignées du soleil comme Mars, Jupiter ou Pluton, sont trop froides alors que les planètes plus proches comme Vénus et Mercure sont trop chaudes.

Ceux qui refusent d'admettre qu'il y a eu une élaboration intentionnelle dans la distance qui sépare la Terre du Soleil suggèrent ce qui suit :

"L'univers est plein d'étoiles, certaines d'entre elles sont plus grandes que le Soleil et d'autres sont bien plus petites. Elles auraient aussi bien pu avoir leur propre système planétaire. Si une étoile était plus grosse que le Soleil, alors la planète idéale pour la vie se situerait à une bien plus grande distance que la Terre l'est du Soleil. Par exemple, une planète située dans une orbite autour d'un géant rouge à la distance de Pluton, pourrait avoir un climat tempéré comme notre monde. Une telle planète serait aussi propice à la vie que la nôtre."

Cette affirmation n'est pas valable dans le sens qu'elle ignore le fait que des étoiles de différentes masses irradient différents types d'énergie.

Les facteurs qui déterminent les longueurs d'ondes de l'énergie qu'une étoile irradie sont sa masse et la température présente à sa surface (ce dernier facteur étant intimement lié à sa masse). Par exemple, le Soleil irradie de la lumière quasi-ultraviolette, visible et quasi-infrarouge car la température présente à sa surface est de 6000 C. Si la masse du Soleil était un peu plus grande, la température présente à sa surface serait plus élevée ; mais, dans ce cas, les niveaux d'énergie de radiation du soleil seraient également plus élevés et le Soleil irradierait des rayons ultraviolets bien plus destructeurs qu'il ne le fait actuellement.

Ceci nous démontre que n'importe quelle étoile qui irradie de la lumière dans le but d'entretenir la vie doit avoir une masse proche de celle du Soleil. Mais, s'il devait y avoir des planètes entretenant la vie gravitant autour de telles étoiles, elles devraient être situées à des distances proches de celle qui sépare le Soleil de la Terre.

Autrement dit, aucune planète gravitant autour d'un géant rouge, d'un géant bleu ou de n'importe quelle autre étoile dont la masse est vraiment différente de celle du Soleil, ne pourrait abriter la vie. La seule source d'énergie capable d'entretenir la vie est une étoile qui ressemble à notre Soleil. La seule distance planétaire qui permettrait la vie est une identique à celle entre la Terre et le Soleil.

Nous pouvons exprimer cette vérité d'une autre manière : Le Soleil et la terre ont tous les deux été créés de manière conforme à leur utilité. Et, dans le Coran, il est révélé en effet qu'Allah a tout créé en fonction de calculs précis :

(C'est Lui le) Fendeur de l'aube, Il a fait de la nuit une phase de repos ; le soleil et la lune pour mesurer le temps. Voilà l'ordre conçu par le Tout Puissant, L'Omniscient. (Sourate Al-An'âm : 96)

L'harmonie entre la lumière et l'atmosphère

Depuis le début de ce chapitre, nous avons parlé de la radiation diffusée par le Soleil et de la manière dont elle a été spécialement conçue pour entretenir la vie. Cela dit, il y a un autre facteur que nous n'avons pas encore mentionné : pour que cette radiation atteigne la surface de la Terre, il faut qu'elle passe à travers l'atmosphère.



L'air comme l'eau permet le passage de la radiation seule nécessaire à la vie. Toute cette radiation cosmique nuisible et mortelle provenant d'un espace lointain est saisie entre les filets de ce filtre si parfaitement élaboré.

La lumière du Soleil ne pourrait en aucun cas nous faire du bien si l'atmosphère ne la laissait pas passer. En fait, notre atmosphère est spécialement conçue pour être transparente à cette radiation bénéfique.

Ce qui est vraiment intéressant n'est pas vraiment le fait que l'atmosphère laisse passer la lumière bénéfique du Soleil, mais que seule cette lumière puisse pénétrer dans l'atmosphère. L'atmosphère laisse passer la lumière quasi-visible et quasi-infrarouge qui est nécessaire à la vie mais, par contre, empêche de passer d'autres formes de radiation qui s'avèrent mortelles. Ceci fait de l'atmosphère un filtre indispensable contre la radiation cosmique qui atteint la terre depuis le Soleil ainsi que depuis d'autres sources. Denton fit un commentaire à ce sujet :

Les gaz atmosphériques absorbent eux-mêmes sur-le-champ la radiation électromagnétique sur chacun des côtés de la lumière visible et de la lumière quasi-infrarouge... La seule région du spectre autorisé à passer à travers l'atmosphère par-dessus le champ de radiation électromagnétique, des ondes radio aux rayons gamma, est cette bande extrêmement étroite qui inclut la lumière visible et la lumière quasi-infrarouge. Ni les rayons gamma, X, et ultraviolets, ni ceux qui sont éloignés de l'infrarouge ou encore les radiations aux ondes minuscules (micro-ondes) n'atteignent virtuellement la surface de la Terre.74

Il est impossible d'ignorer l'habileté avec laquelle cette élaboration a été accomplie. Le Soleil n'émet que 1/1025 de la totalité de la radiation du champ électromagnétique qui pourrait être envoyée, ce qui s'avère être à la fois la quantité parfaite pour nous et celle que l'atmosphère laisse passer ! A ce stade, il est aussi important de souligner que presque toute la lumière quasi-ultraviolette que le Soleil irradie est retenue par la couche d'ozone de l'atmosphère.


Bien qu'elle bloque toutes les autres formes de radiation, l'eau permet à la lumière visible de pénétrer jusqu'à une profondeur de plusieurs mètres. Grâce à cela, les plantes marines sont capables d'accomplir la photosynthèse. Si l'eau n'avait pas cette propriété, l'équilibre écologique nécessaire à la vie sur notre planète n'aurait pas pu exister.

Un autre point qui rend cette affirmation encore plus intéressante est que l'air, tout comme l'eau, est d'une extrême transparence : la seule radiation capable de traverser l'eau est le champ de lumière visible. Même la radiation quasi-infrarouge qui pénètre l'atmosphère, (et qui fournit de la chaleur) ne pénètre que de quelques millimètres dans l'eau. A cause de ceci, seuls quelques millimètres de la surface des océans du monde sont chauffés par les radiations du Soleil. Cette chaleur est véhiculée par étapes à des niveaux plus bas et, par conséquent, la température de l'eau des mers est, à une certaine profondeur, complètement identique partout dans le monde. Evidemment, ceci crée un environnement tout à fait approprié à la vie.

Un autre point intéressant concernant l'eau, est que les différentes couleurs de la lumière visible sont capables de la traverser sur plusieurs distances. A partir de dix-huit mètres, par exemple, la lumière rouge ne peut plus la pénétrer tandis que la jaune peut atteindre une profondeur de cents mètres. Par contre, la bleue et la verte descendent jusqu'à deux cent quarante mètres. Il s'agit d'un fait extrêmement important car la lumière particulièrement cruciale pour la photosynthèse sont les parties bleue et verte du spectre. Puisque l'eau permet à ces couleurs de pénétrer plus profondément que les autres, les plantes sujettes à la photosynthèse peuvent vivre jusqu'à deux cent quarante mètres au-dessous de la surface de l'eau.

Tout ceci sont des faits de la plus haute importance. N'importe quelle loi physique qui se rapporte à la lumière que l'on a examinée nous a permit de découvrir que tout a été organisé afin que la vie puisse exister. Faisant un commentaire à ce sujet, L'Encyclopedia Britannica admet à quel point tout ceci est extraordinaire :

Considérant l'importance de la lumière visible pour tous ses aspects de la vie terrestre, on ne peut pas s'empêcher d'être surpris par le minuscule intervalle de longueurs d'ondes qui est absorbé par l'atmosphère et par l'eau.75

Conclusion

La philosophie matérialiste et le Darwinisme, dont la base même est le matérialisme, affirment tous les deux que la vie humaine apparaît dans l'univers par hasard et qu'il s'agit d'un "accident" sans aucun but quel qu'il soit. Le savoir acquis grâce aux progrès scientifiques démontre néanmoins que l'univers a bel et bien été créé, jusque dans ses plus petits détails, et que cette création suit un dessein bien précis dont le but est de permettre la naissance de la vie humaine. Cette conception est telle, qu'une composante comme la lumière, à laquelle nous n'avions jamais pensé auparavant, est visiblement si bien diffusée que nous ne pouvons nous empêcher d'être éblouis par ce phénomène.

Essayer d'expliquer un tel processus par l'adjectif "accidentel" est irrationnel. Le fait que la radiation du Soleil soit limitée à une bande étroite composée de seulement 1/1025 de la totalité du spectre électromagnétique, le fait que la lumière nécessaire à la vie tombe juste à l'intérieur de cette bande étroite, le fait que l'atmosphère filtre certaines longueurs d'onde et pas d'autres, le fait que même l'eau empêche toutes formes de radiations mortelles et n'autorise que le passage de la lumière visible : tous ces phénomènes sont-ils vraiment le fruit de simples coïncidences ? Une telle harmonie ne peut pas être expliquée par le hasard mais uniquement par l'existence d'une conception intentionnelle. En contrepartie, ceci nous montre que tout l'univers et tous ses détails - y compris la lumière du Soleil qui nous permet de voir et de nous maintenir au chaud- ont été spécialement créés et mis en place pour nous permettre d'y vivre.

La conclusion à laquelle est arrivée la science est une vérité qui a été enseignée à l'humanité dans le Coran depuis quatorze siècles. La science montre que la lumière du Soleil a été conçue pour nous, autrement dit, qu'elle a été élaborée pour être "à notre service". Dans le Coran, il est dit que "Le soleil et la lune (évoluent) selon un calcul (minutieux)..." (Sourate Ar-Rahmân : 5)

On trouve aussi dans un autre verset du Coran :

Allah c'est Lui qui a créé les cieux et la terre et qui, du ciel, a fait descendre l'eau par laquelle Il a produit des fruits pour vous nourrir. Il vous a assujetti les vaisseaux qui, par Son ordre, voguent sur la mer. Et Il vous a assujetti les rivières. Et pour vous Il a assujetti le soleil et la lune à une perpétuelle révolution. Et Il vous a assujetti le nuit et le jour. Il vous a accordé de tout ce que vous Lui avez demandé. Et si vous comptiez les bienfaits d'Allah, vous ne sauriez les dénombrer. L'homme est vraiment très injuste, très ingrat. (Sourate Ibrâhîm : 32-34)